‹ Cours de composition musicaleChapitre 88 sur 119 · AU · texte numérisé non relu

AU

Tén.

Bass

Nos

.. h,, monde et qui avons sub. tant de naufrages dans les abîpaix et la gloire.

LE MOTET

qui su . mus,

qui su

hoc mun do

Le deuxième tercet donne deux phrases très distinctes; d'abord l'invocation à saint Nicolas, le timbre lui-même, en agrégation harmonique, sur un rythme ternaire bien marqué :

mj [ p pi^=j=ttj

portum tra-he, I por-tum tra-he.

Enfin, après les angoisses de la première partie et l'invocation haletante et cadencée, le motet se termine sur une dernière phrase d'espérance, pleine de sérénité calme et lumineuse.

LE MOTET '73

Lire aussi les motets : . ., •

b)Pulvis et wuhra sumus (Anthol., vol, I, p. .52), dont 1 expression inquiète est due au mouvement incessant et très ornemental des

parties vocales; ,

c) Timor et tremor, à six voix (Anthol., vol. II, p. 26). Ici, les deux parties offrent un parfait équilibre de construction ; la première consiste en une prière encadrée entre une exposition et une conclusion explétive :

( Timor et tremor venerunt super me, ire phrase: I ^^ ^^jjg^ cecidit super me,

2" phrase: Miserere mei, Domine,

"i* phrase : quoniam in te confidit anima mea.

Dans la seconde, la phrase explétive est encadrée entre deux prières :

ire phrase : Exaudi, Deus, deprecationem meam,

( quia refugium meum es tu zt phrase: j et adjutor fortis.

3« phrase : Domine, invocavi te, non confundar (i).

On pourrait presque considérer ce motet comme le point de départ de la dramatisation de la musique d'église, car ces trois prières dont la première est absolument calme, la seconde dans un sentiment de confiante espérance, la troisième haletante jusqu'à l'obsession [non confundar), donnent une gradation expressive, qui est l'essence même du drame. Nous allons retrouver cette tendance encore plus développée dans les productions de la troisième période.

Page 1