I. - NATDRE DES DIVERS TERRAINS
Au point de vue des fondations, les terrains sont généralement divisés en aassiacaiion
des terrains.
trois classes :
Incompressibles et inaffouillables, c'est-à-dire qui ne peuvent ni éprouver de
tassements sous la pression, ni être creusés et ravinés par Taction des eaux; ils se composent seulement de roches dures et compactes, en massifs ou en bancs suffisamment épais, car des couches trop minces peuvent se briser sous la charge, et des roches schisteuses, même dures, peuvent être entraînées par feuillets dans de forts courants.
Incompressibles et affouillahlesy comprenant le sable, le gravier, les cailloux, Targile ferme en couches minces, les tufs solides ou marnes dm:es, les calcaires feuilletés ou délités et certaines roches dures schisteuses.
L'incompressibilité de quelques-uns de ces terrains n'est que relative ; ainsi l'argile ferme et le tuf solide ne peuvent supporter que des pressions limitées. D'un autre côté, la tendance à l'affouillement est très variable ; ainsi le sable et le gravier sont bien plus facilement entraînés par les eaux que les autres terrains.
CarnpreêiibleseltaffmUlables, qui comprennent la terre végétale, la terre arçileuse, le sable argileux, l'argile sableuse, l'argile légèrement calcaire ou marne grasse, l'argile molle, la vase et la tourbe.
Pour ces terrains surtout la résistance à la pression et à l'action des courants varie dans des limites très étendues. Ainsi certaines argiles ou vases ferais, qui tasseraient sous de faibles charges, résistent assez bien aux courants, tandis que des sables légèrement argileux, qui pourraient supporter un poids considérable, seraient aflbuillés très facilement.
Au point de vue des moyens d'exécution, il faut aussi diviser les terrains en étanches ou perméables.
Ceux étanches sont les roches compactes, le tuf solide, l'ai^gile et même la vase ferme.
Ceux perméables sont le sable, le gravier, les cailloux, les remblais pierreux, les roches fendillées ou délitées, les amas de blocs, etc.
Comme les définitions des terrains ne peuvent pas être absolues, il en résulte pour ringénieur la nécessité d'étudier d'avance avec le plus grand soin, pour chaque cas en particulier, les terrains sur lesquels il aura à fonder des ouvrages.