IL. LABOURS AVEC LES HOUES
Ces labours se pratiquent dans la pétite culture des champs, des vignes, des pépinières et des jardins agrestes.
Ils remplissentimparfaitement leur destination, sont très-pénibles, et déforment les ouvriers.
Labours avec les houes pleines. Pour employer ces outils, dont le manche est ordinairement presque parallele avec le fer, les ouvriers, rangés en files, courbés en deux, les jambes écartées, et tenant le manche de la houe à deux mains, enlèvent des plaques de terre , qu’ils renversent sens dessus dessous entre leurs jambes. Ils travaillent en avançant devant eux, la face à la distance de deux pieds de terre environ.
TRAVAUX DE TERRASSE, ETC. 99 On fait usage des houes dans presque toute l'Europe et dans les colonies européennes des deux Indes pour les labours de petites pièces de terre propres aux céréales, aux légumes, et particulièrement pour la culture des vignes. Ce travail, dont le seul mérite est la rapidité, a l’inconvénient de ne remuer la terre qu’à la profondeur de 0,081 à o®,189 (trois à sept pouces }, et l’inconvénient bien plus grave d’ankyloser les vertébres des ouvriers qui s’y livrent habituellement ; il les déforme pour le reste de leur vie.
Labours avec les houes a crochets. Us s’effectuent de la même manière que les précédens.
On les emploie dans les terres graveleuses, caillouteuses, peu profondes, remplies de chiendent ou d’autres plantes à racines traçantes qu'on veut détruire. On en fait particulièrement usage pour les secondes façons qu’on donne aux vignes, aux pépinières et autres cultures agrestes.
Ils sont un peu moins pénibles à exécuter que ceux dont il vient d’être question, mais presque aussi nuisibles aux ouvriers qui les pratiquent constamment.