‹ Cours de culture et de naturalisation des végétauxChapitre 61 sur 135 · TRAVAUX DE TERRASSE, FTC. 133 $ II. COSTIERES DES JARDINS · texte numérisé non relu

TRAVAUX DE TERRASSE, FTC. 133 $ II. COSTIERES DES JARDINS

Par extension on nomme costières, dans les jardins, les planches de terre placées au pied des murs d’espaliers exposés au midi; on y cultive des légumes à semences farineuses, des racines légumières , telles que des raves, des radis et des salades de primeur. Lorsque la terre de ces planches est inclinée vers le soleil, elles prennent le nom d’ados. Mais j'ai déjà dit que de semblables cultures n'étaient pas sans inconvéniens pour les arbres fruitiers, à moins qu’elles ne fussent disposées comme on l’a représenté P{. 46, fig. 1, lettre d.

a, Mur d’espalier.

b, Espalier.

c, Sentier excavé entre l’espalier et l’ados.

e, Contr'espalier. .

f; Bordure de la plate-bande.

g, Allée sablée.

hk, Bordure du carré.

î, Arbre taillé en vase.

QUINZIÈME SECTION

ÉMOTTAGE.

Érmotter, c'est écraser les mottes de terre qui se rencontrent lors d’un labour ou d'un dé-

Ne |

fonçage, soit dans l’intérieur du sol, soit à sa surface.

Ce travail a pour but de diviser la terre, d’exposer à l'influence atmosphérique les parties qui n'étaient pas en contact avec l’air, et de faciliter par là les transformations chimiques des engrais, de donner enfin aux racines, et surtout à leur chevelu, la faculté de s'étendre.

L'émottage se pratique avec les outils qui servent aux labours et aux défoncçages ; on l’opère dans la jauge même ou dans la tranchée; mais il arrive souvent que ces travaux terminés, il se trouve cependant encore à la surface des terres nouvellement remuées une grande quantité de mottes, qui, en se desséchant à l’air, deviennent fort dures. Dans ce cas, à la campagne, on emploie pour les briser la herse, le croc à deux dents, l’œil d’une forte pioche, lamasse de bois, ou enfin le rouleau à cheville, figuré PL. 28,

és. 5.

Dans les jardins, on se sert le plus ordinairement de la fourche de fer, du dos d’un gros ràteau, et quelquefois d’une batte; mais, en général, lorsqu'on fait les labours et les défonçages en temps convenable, on est dispensé de cette opération, parce que les alternatives de chaud et de froid , de sécheresse et d'humidité émiettent et divisent suffisamment la terre,

SEIZIÈME SECTION

Page 1