‹ Cours de danse fin de siècleChapitre 7 sur 13 · ESSAI LOYAL DE BRISEMENT ASSIS · texte numérisé non relu

ESSAI LOYAL DE BRISEMENT ASSIS

série i end ■

sourir

• ne feras jamais un miche ement la plus jeune, une si comique réature

ut elle s

8188 l 'jmai/.aôifla a a jayoj IA883

BRISEMENT ASSIS

ll^ifiF^I a Japonaise, un peu plus avancée, va subir une trituration du même genre, mais assise.

Toute seule d'abord elle s'essaye. Attirée des deux mains, sa jambe se dresse presque parallèlement au corps appuyé au dossier. Mais aussitôt le g-enou plie et les fesses glissent. Pas moyen de se retenir. Peu s'en faut que la nuque vienne toucher le siège. L'énergie de chaque tentative augmente la rapidité de la dégringolade. Et ces jambes gigotant dans le vide des jupons remontés en fouillis sur la tête perdue, montrent une basculade très drôle, qui met l'assistance en joie. Mais c'est bientôt fini de rire.

Le professeur arrive à la rescousse. Empoignant une cheville de la patiente, il cale solidement avec ses propres mollets la jambe assise, et franchement, du premier coup, pousse le membre rigide jusqu'au défaut de l'épaule. Le va-et-vient se poursuit cadencé, comme si on faisait mouvoir un bras de pompe. L'articulation du bassin, déjà précédemment assouplie, offre peu de résistance, et cepen-

dant le dernier centimètre franchi par le tibia avant de toucher le col contracte le visage de l'élève.

Les deux autres, tapies là-has dans un coin, ont vu cela dix fois. C'est pour elles une banalité. D'où viennent donc ces chuchotements joyeux et ces pouffements de gaité contenue? Oh! de presque rien. Mais quiconque a étudié en commun sait qu'il en faut peu pour distraire une classe.

Or, un petit incident s'est produit.

Une morale austère préside aux cours. Non seulement le pantalon est fermé, mais encore doit-il se serrer au genou, si étroitement, qu'il ne laisse point apercevoir la moindre trace de peau. Une culotte de nonain n'est pas plus chaste. Par-dessus de telles gaines, les jupes sont presque superllues. C'est à croire que le modèle en a été soumis à l'approbation d'un concile. On danserait avec cela devant le pape sans craindre de le scandaliser. Malheureusement, le diable est un malin, et voici ce qu'il vient d'imaginer pour déjouer la pruderie scolaire. Dans. la blancheur mate du madapolam, une tache sombre a paru. Petite d'abord comme une pièce de cent sous, elle a passé sous les yeux distraits des assistants, sans les émouvoir. Mais, à chaque mouvement, elle grandit et se caractérise.

A n'en pas douter, une fissure s'est produite dans le vertueux indispensable, et justement à l'endroit que son premier devoir est de cacher. La fente s'agrandit avec de petits craquements si discrets, que l'animation de la leçon empêche les intéressés de s'en apercevoir. La voici large comme la main. L'indispensable est devenu complètement inutile. La bonne humeur des tilles déborde bruyamment Le professeur, stupéfait, s'est arrêté :

— Eh bien! qu'est-ce qui vous prend, tas de grues? Voulez-vous que je vous f. ..iche à la porte?

BRISEMENT ASSIS

BRISEMENT ASSIS. 31

Et en vérité elle est stupéfaite de cette infraction aux règles du respect hiérarchique. Le courroux de son visage ne triomphe pas de l'hilarité nerveuse. Elles se tordent. Elles en pleurent. C'était si drôle cette chose qui s'était montrée tout à coup, comme une figure qui se met à la fenêtre. Et quelle figure!

— Oh! là, là! Elle n'a pas de nez, mais la bouche est grande! Où sont les dents?... Hou! Hou! la vilaine barbe!...

Des hoquets entrecoupent les phrases hachées par le rire qui leur secoue les côtes. Enfin, c'est compris, et le professeur enrage :

— Cochonne! Salope! Tu sais, faut rester chez toi si

tu viens ici pour faire des ordures! Si tu crois que tu te

de moi longtemps, tu te trompes. Ah! tu mets des pantalons usés pour montrer ton c! Va-t'en l'donner dans la rue aux passants, si ça te plaît, nom de D... ! mais pas chez moi, entends-tu ? J'sais bien que tu l'as fait exprès, saleté ! Tu l'as peut-être bien troué toi-même. Ah ! tu croyais que le journaliste viendrait aujourd'hui, et t'as voulu lui taper dans l'œil avec ton truc! Avec ça qu'il est chouette! Tu en dégoûteras plus comme ça que tu n'en prendras; c'est moi qui te l'dis. En attendant, tu sauras qu'on est ici pour travailler et pas pour lever des hommes. Tu peux te taper! F... -moi le camp! Ouste!

Sous l'avalanche d'injures la pauvre 1111e, émue, se tàte, s'examine et découvre la catastrophe. Elle est en larmes, protestant que ce n'est pas sa faute, que son pantalon est neuf; qu'elle n'y a pas touché. C'est un hasard. Et les autres intercèdent en sa faveur. Une si bonne élève ! si sérieuse.

— J'vous assure qu'elle n'a jamais fait de l'œil au

journaliste. D'abord tout le monde sait qu'il a un béguin pour la grande Adèle. Y n'y a rien à faire avec lui. Et panne, par-dessus le marché. Bien sûr que madame se trompe. C'est un accident!

On vérifie. En effet, la culotte a peu servi. Aucune trace de coupure au ciseau. Mais un double froissement à hauteur de la jarretière révèle ce qui s'est passé. Pour maintenir fixe la jambe au repos, la maîtresse l'a serrée si énergiquement dans l'étau de ses deux genoux, que l'étoffe n'a pas conservé le jeu nécessaire; le fond, se trouvant ainsi rétréci, a craqué sous la vigoureuse traction de la jambe levée. D'où la désastreuse et indiscrète échancrure!

Tout s'expliquant au mieux des sains principes, l'émotion se calme, et la paix est cimentée par un verre de

LE GRAND ECART

trom

Uicunc

hau-

ion do

THAoa QWAfir) aj

LE GRAND ECART

es deux exercices ont une extrême importance au point de vue de la dislocation indispensable à la danseuse excentrique.

Seuls, par la longue pratique, ils répandent dans les membres une robuste élasticité, et il est bon d'y revenir quelquefois pour l'entretenir, môme après réussite complète du brisement. Ils sont deux échelons communs à la poursuite du port d'armes et du grand écart. Mais à ce point, une bifurcation s'opère. Alors que le port d'armes est d'une réalisation encore assez lointaine et peut-être incertaine, le grand écart sera très prochainement exécuté facilement. Il suffit pour cela de donner aux cuisses leur direction définitive. En effet, ce n'est point en se couchant sur le dos, non plus qu'en s'asseyant sur un meuble qu'on plante ce clou du quadrille naturaliste. C'est de la position verticale qu'on doit arriver franchement, d'un jet rapide, à celte assiette spéciale du torse entre les jambes écartées ot divergentes. Cela ne peut

se faire du premier coup, même après des brisements prolongés et réussis, parce qu'il est impossible, dans le décubitus dorsal, aussi bien que dans la posture assise, d'opérer le brisement dans le sens exact que doivent prendre les jambes en exécutant le tour de force. On risquerait fort, en obligeant l'élève à se lancer tout de suite, de déchirer quelques ligaments dont la rupture entraînerait des troubles fâcheux et des douleurs vives.

Voici comment on procède.

L'élève glisse lentement sur le talon droit dirigé en avant, jusqu'à ce que le genou gauche touche terre; puis, en s'appuyant d'une main sur une chaise, elle accentue autant que possible sonécartèlement, qui la laisse encore suspendue à quelques centimètres au-dessus du sol. Ici l'intervention du professeur redevient nécessaire. Debout et courbé sur sa victime, il pèse simultanément sur une épaule et sur une hanche, d'abord par petites saccades, puis plus énergiquement, puis finalement de tout son poids, à mesure qu'il sent, grâce à un tact indispensable, céder les dernières résistances des muscles. Et il se produit là une bataille curieuse et poignante entre la nature violentée et la volonté intelligente qui la réforme. Pour éviter de franchir l'imperceptible distance qui le sépare du sol, il n'est pas de ruse que ne déploient le bassin et ses annexes. D'instinctives contractions neutralisent les assouplissements conquis par les précédentes études, comme si cet abaissement complet entraînait une réelle déchéance pour le corps qui se débat. Les jambes, complices inconscientes, se plient et se dérangent, les épaules obliquent et les pieds se cambrent. Le professeur se multiplie. D'un talon à l'autre, il maintient, corrige, rectifie les alignements, sans perdre possession du torse, auquel il a imposé son joug. Un fou-

LE GRAND ECART. 3o

gueux pianiste ne parcourt pas plus rapidement son instrument, ni avec plus de précision. Entre le maître et l'élève, c'est une lutte d'adresse, de vitesse et de force. Finalement, le maître triomphe. Mais la victoire ne lui appartient que lorsque le ventre de l'élève a mordu la poussière.

Alors le grand écart est accompli !

D'où vient le grand écart? Quelle fantaisie cérébrale, quel emportement d'ivresse a enfanté cette aberration du geste?

Qui saurait le deviner et le dire?

Tout s'explique dans les ballets et dans les danses de caractère. Depuis le xvie siècle jusqu'à nos jours des livrets et des traités ont décrit les faits, et les idées que la danse trace dans ses figures et ses mouvements. Au siècle d'Auguste, les lascives évolutions des mimes troublaient à ce point les dames romaines, que Juvénal flétrissait crûment leur effronterie en ces vers suggestifs :

Chironomon Ledam molli saltante Bathylo, Tuccia vesicœ non imperat; Apula gannit Sicut in amplexu!

De nos jours la férocité guerrière des nègres Dahoméens se traduit en farouches mêlées intelligibles môme aux Européens qu'elles terrifient.

Les pointes, les jetés-battus et les entrechats des étoiles de l'Opéra signifient une foule de jolies choses dont une longue pratique et des traditions puériles nous livrent le secret.

La crainte, le désir, l'amour, la beauté, la haine, le parfum des fleurs, le plaisir, l'ennui, le sommeil, la douleur, les joies delà maternité, l'aspiration au ciel, et même

des sentiments beaucoup plus compliqués sont exprimés tous les soirs très simplement, avec les bras et les jambes, par Mlle Mauri, M110 Subra, M1Ie Violât, Mlie Blanc, Mlle Désiré, Mlle Invernizzi et leurs émules. Mais tout cela s'opère en sautant, en s'inclinant, en agitant une jambe par-ci, un bras par-là, en se chatouillant le nez, en se grattant l'oreille, en frottant le parquet, en dodelinant de la tête, en se trémoussant du haut en bas, et de bas en haut. Et quand nos sympathiques pensionnaires de l'Académie nationale ont poussé le scrupule du réalisme jusqu'à se laisser choir sur les bras nerveux d'un camarade, pour feindre le délire suprême où les a jetées la passion, en une attitude soigneusement arrondie, nous applaudissons, résignés, avec la certitude d'avoir interprété sainement ce tableau connu.

Le chahut aussi repose sur une vive et spirituelle traduction des scènes de la vie familière. Tout homme d'une intelligence moyenne est apte à les comprendre. Mais, à Dieu ne plaise que ma chaste plume vous en retrace quelques échantillons. Qu'il vous suffise d'apprendre ici que tout comme les ballerines de l'Opéra, celles du Moulin-Rouge et de Y Elysée-Montmartre disent le désordre des sens et les gaîtés du cœur, les plaisirs et les blagues de l'amour. Pour cela, il leur suffit de faire appel à quelques gestes significatifs et précis dont elles soulignent le ballon de leurs jupes, dont elles entre-mêlent les fioritures de leurs jambes. Bras, jambes et torse jouent, par des procédés différents, le même rôle que dans un ballet.

Mais le grand écart nous déroute.

Le propre de la danse, c'est le mouvement; et il est l'immobilité. Le charme de la danse, c'est la légèreté qui voltige, et il n'est qu'une chute difforme. La recherche de

LE GRAND ECART. 37

son sens réel, de sa figuration synthétique conduit le raisonnement à de telles infamies qu'il résiste et recule, comme le cheval devant une charogne. Après cette ostentation d'impudeur dont se parent les figures du quadrille, après cette feinte prolongée du trouble des sens, ces démonstrations brutales de désirs, ces figurations de touchers lascifs et d'offertoires éhontés, une griserie monte au cerveau de la créature. Une fièvre envahit ses veines, boit son sang, mange ses nerfs, avachit ses muscles. Et, dans un dernier abaissement, la femme, terrassée par l'ivresse, épuisée par l'orgie, s'abîme dans la boue!

Heureusement , ce symbolisme attristant échappe à la plupart des spectateurs. A n'en pas douter, les quatrevingt-dix-neuf centièmes des gens qui regardent un grand écart au Moulin-Rouge se bornent à constater là un procédé original d'allonger ses jambes au ras du sol pour se reposer de cascades folâtres. Et comme cela s'opère avec une glissade acrobatique amenant une exhibition de mollets, le spectateur bon enfant se rince l'œil paisiblement en savourant in petto sa petite vibration intime. Cela suffit à son bonheur. Il ne demande rien de plus. A quoi bon chercher une idée au delà?

BRISEMENT DEBOUT

t cependant, le spectateur gâté ne se contente plus du grand écart pour accorder ses applaudissements à une danseuse. Le grand écart est aujourd'hui l'enfance de l'art, quelque chose d'ordinaire, et de déjà vu. Pour exciter le murmure admiratif, il exige un à-propos et une sûreté qui donnent à ce disgracieux effondrement une apparence de souple abandon, de facilité distinguée, de désespérance alanguie : le suicide d'une morphinomane!

Et quand la danseuse est parvenue à ce perlé, si elle ambitionne le rang d'étoile, il faut encore qu'elle atteigne la même perfection dans le port d'armes.

Le port d'armes s'exécute debout, la tête haute, avec la crànerie d'un défi.

Les attitudes préparatoires jusqu'ici décrites correspondent mal à tant de fierté. Donc, c'est debout que l'élève doit franchir le troisième échelon des difficultés à vaincre. Contre le mur, dans l'encoignure d'une armoire, le

BRISEMENT DEBOUT

rjoaaa TYisunzina.

BRISEMENT DEBOUT. 39

professeur l'entraîne et l'adosse face à face. Il lui relève une jambe le long du corps, vers l'épaule, en pressant sur elle énergiquement. Là, il y a peu de prise; l'équilibre est instable. L'adresse du professeur joue un rôle aussi important que sa force. Ce n'est pas une petite affaire que de maintenir verticalement ce corps déjà robuste dont l'instinct se rebelle contre les torsions qu'on lui impose. A droite, à gauche, il s'échappe et dévie ; souvent il s'affaisse ; quelquefois les bras s'avancent avec des airs de résistance. La maîtresse a l'œil ouvert et la main prompte. Là se révèlent surtout ses muscles d'acier. Sa vigueur et sa précision parent aux moindres défaillances. Impossible au membre en travail de quitter contre son gré la difficile et encore douloureuse position.

Dans cette sorte de lutte, le groupe mal éclairé revêt un aspect fantastique et macabre; les deux femmes peinant, soufflant d'ahan, les vêtements en désordre, si étroitement pressées, que l'une semble poursuivre la folle entreprise d'incruster l'autre dans le mur. Est-ce vraiment d'ailleurs une créature humaine que cette molle et grisâtre silhouette llasquement collée à la paroi de la chambre ? Ce cou lassé, ces bras qui ballottent sans gestes, cette jambe même rendue invraisemblable par sa pose contre nature figurent plutôt un fantoche inouï, quelque sinistre marionnette soumise aux mystérieuses pratiques d'un moderne envoûtement. Un bruit de souffle contraint et sourd lloLte autour de ces malélices. N'entendons-nous pas le dernier soupir de la lointaine victime jeté par son àme envolée sur la tête du magique bourreau?

Illusion de courte durée. Une telle besogne ne saurait se prolonger. Après quelques efforts heureux, c'est-à-dire lorsque les os ont fortement craqué, lorsque la pointe du

pied, plusieurs fois a nettement touché le papier peint au-dessus de la tête, en y marquant son empreinte, les deux personnages se sont disjoints. Ils rentrent dans la lumière. Ce sont nos deux femmes de tout à l'heure, et, quoique fatiguées, hien vivantes. Point de maléfices, point d'envoûtement ! Tout au plus de la chirurgie de rebouteur. Nicolas Flamel est étranger à l'événement, mais l'Académie de médecine y apprendrait peut-être quelque chose.

D'ailleurs, contrairement à l'usage des princes de la science, ici on garantit la casse. Ça peut faire mal, mais ça n'est jamais nuisible. Les premiers jours, une courbature des reins, l'cndolorissement du mollet et du gras des cuisses. Mais, à la troisième leçon, ces vestiges de l'effort ont disparu. Et le violent entraînement ne laisse subsister que le bien-être d'une saine gymnastique.

Tenez! en voici la preuve :

L'élève, qui paraissait rompue, est sur pied avant son professeur. Une noble émulation l'a remise loute seule à l'ouvrage, et elle s'applique à recommencer son essai de port d'armes. Son truc est assez ingénieux.

La porte étant ouverte, elle a posé, debout, son talon contre le mur; de la sorte, elle peut saisir le chambranle et se faire un point d'appui contre lequel elle s'arc-boute en opérant sur sa jambe dressée entre son corps et la cloison une pression énergique. C'est dur! Dur aux mains qui s'égratignent aux arêtes vives des boiseries; dur au talon qui se meurtrit sur le plâtre; dur aux reins obligés de se maintenir droits et de jouer en même temps leur rôle de bélier. Son zèle la soutient cependant, et, malgré tout, elle persiste. La face congestionnée, les yeux hors de la tête, les lèvres crispées, elle pousse toujours jusqu'à

BRISEMENT DEBOUT

ce que son ventre atteigne le même contact que son talon, au mur.

C'est bien l'exacte position du port d'armes.

Mais, en dansant, il faut que cette posture difficile devienne un geste naturel, fendant l'air avec la rapidité d'une flèche, sans effort, sans mur et sans auxiliaire. La dislocation étant opérée, reste à savoir la manière de s'en servir. Impossible d'en faire usage sans la doubler de l'agilité indispensable pour la présenter au public en manière de divertissement.

LA SÉRIE

'.) our cet affinement de l'éducation on potasse la série. L'élève jette sa jambe en avant, bien droite, sans la plier, si haut qu'elle peut monter. Cela se fait sur place, en marchant, ou en tournant, le jupon également tenu du bout des doigts, souvent deux à deux.

— Allons, Camille! faites vos pas!

Camille, une petite brune pâle et d'une maigreur nerveuse, se met à la besogne. Pas très douée pour cela, avec du goût cependant. On sent des articulations raides, mais de la volonté. Le pied est lancé franchement, mais il ne s'élève pas, retenu par des ligaments du bassin non suffisamment extendus.

— ■ Allons donc! Camille! Plus haut que ça, non de D...! Jamais vous ne serez fichue de décrocher un chapeau! Avancez donc! Une, deux; une, deux; une, deux! — Allons, c'est moins mal; avec la Japonaise , maintenant, et de l'ensemble.

La Japonaise est venue prendre sa camarade par la

LA SERIE

Page 1