‹ Cours de droit administratif contenant l'exposé et le commentaire de la législation administrative dans son dernier état avec la reproduction des principaux textes, dans un ordre méthodique (Tome premier) (volume 3)Chapitre 163 sur 709 · DIVERS SYSTÈMES RELATIFS A LA · texte numérisé non relu

DIVERS SYSTÈMES RELATIFS A LA

scils municipaux issus du suffrage universel ; en outre , il résulte des statistiques officielles que, de 4863 à 4870, les maires et adjoints, en fait, étaient presque tous membres des conseils municipaux, sauf 692 sur 36,468 maires, et 578 sur 38,266 adjoints).

3° Nomination par le pouvoir exécutif, sur une liste de présentation de candidats dressée par le conseil municipal (Édit de Louis XIV de mai 4 765, article 54 ainsi conçu: « Le maire sera » nommé dans les villes et bourgs par le roi, sur une liste de trois » candidats désignés jour les notables »).

4° Élection du maire par les habitants.

Ce système absolu a été proposé, mais il n’a jamais pénétré dans la loi depuis l’an VIII, pas plus avec le suffrage restreint qu’avec le suffrage universel , pas plus en république qu’en monarchie. Ce serait line erreur d’invoquer à l'appui, soit l’exemple des communes du moyen âge, dans lesquelles le maire , investi de fonctions exclusivement municipales, était élu par les notables habitants ; soit la loi du 4 4 décembre 4 789, qui faisait concourir tous les citoyens actifs à l’élection du maire, comme des autres officiers municipaux et des notables formant ensemble le conseil général de la commune , dont le maire n’était que le président , sans pos-

» modèle sur ces communes de l'ancien régime qui avaient cherché dans l’or- » ganisation qu’elles s’étaient donnée à elles-mêmes un moyen de protection » contre la violence et les abus que le pouvoir social était impuissant à répri- » mer? Et même, en ne tenant aucun compte des nécessités de l’unité administrative, il faut reconnaître que la nomination du maire par le gouverne- » ment sera, surtout dans les communes rurales, un incontestable bienfait. On » trouve souvent, dans les plus petites communes, des partis hostiles entre » eux, des inimitiés implacables. La minorité subirait l’oppression si Taulorité » du maire ne remontait pas au choix émané d’un pouvoir impartial et mo- )> déré parce qu’il ne s’associe pas aux passions locales. Enfin, si l’on considère » la situation du maire vis-à-vis du conseil municipal, on reconnaîtra que sa » nomination par le suffrage universel lui donnerait dans le conseil municipal » une prépondérance exagérée, et peut-être, dans l’exercice de sa magistrature » vis-à-vis des habitants, une certaine faiblesse. Que si, au contraire, le maire » était élu par le conseil municipal, il serait dans sa dépendance, et le pouvoir » exécutif se confondrait dans le pouvoir délibérant. Chacun des deux sys- » tèmes ayant des inconvénients graves, il faut les rejeter pour maintenir la » nomination par le gouvernement. Cette nomination, restreinte par l’obliga- » tion de choisir le maire et les adjoints dans le sein du conseil municipal , » donne satisfaction à la pensée qui a inspiré la proposition de M. d’Andelarre. » Ce n’est pas le conseil municipal qui présente les candidats, mais ce sont les » électeurs qui, en nommant les conseillers municipaux, leur confèrent l’apti- » tude à remplir les fonctions de maire ; et le droit de nomination ainsi exercé » est la consécration de la confiance manifestée par la population et de l’assen- » timent du pouvoir central. »

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