HÔTELS DES MONNAIES ; DIFFÉRENTS MONÉTAIRES
avant d’entrer en fonctions; 6° de statuer sur les difficultés relatives au titre et à la marque des lingots et des ouvrages d'or et d'argent ; 7° de la vérification des monnaies altérées ou arguées de faux ; 8° de sur veiller la fabrication des médailles, d’en autoriser la délivrance et de proposer au ministre des finances les tarifs de vente; 9° de la conservation des collections qui composent le musée monétaire et des médailles, et de l’exécution de toutes les mesures qu’eile juge utile de prendre ou de jjroposer au ministre des finances dans le but d’augmenter les collections; 10° de la direction, de la surveillance et du contrôle de la fabrication des timbres-postes; et enfin d’assurer l’exécution des lois et règlements sur les mounaies et sur la partie du service de la garantie réservée à l’administration des monnaies par l’ordonnance du 5 mai 1820 (A. 25 juin 1871, art. 11).
505. L’article 6 de l’arrêté du 25 juin 1871, reproduisant les textes antérieurs, fixe la composition de l’administration spéciale aux ateliers monétaires en activité , actuellement réduits à deux, Paris et Bordeaux depuis la séparation de Strasbourg.
1 Avant la Révolution, qui, en fait, les supprima tous, il y avait 30 hôtels des monnaies; l’arrêté du 10 prairial an XI en institua 16, qui, réduits à 13 en 1814, l’ont été à 7 par l’ordonnance royale du 16 novembre 1837; sur lesquels 4 ont été successivement fermés à titre temporaire, ce qui ne laissait plus en activité que les trois ateliers monétaires ci-dessus nommés.
Chaque pièce de monnaie française indique son origine de fabrication parles différents monétaires dont elle est revêtue. Dans le passé , et pour ne parler que des monnaies royales de France de la 3° race, on retrouve par les textes la clef de ces différents vers la fin du règne de Charles VI; l’atelier était désigné par un point, dit point secret , placé sous telle lettre des légendes déterminée par son rang d’ordre; ainsi les pièces frappées à Poitiers portaient le point sous la 8me lettre, Toulouse sous la 5me, Montpellier 4, Tours 6, Angers 7, La Rochelle 9, Limoges 10, Dijon 13, Troyes 14, Rouen 15, Paris 18. C’est une ordonnance de François Ier, du 14 janvier 1539, qui a prescrit, en place des points secrets, l’emploi de lettres ou signes variés ; et c’est depuis cette époque que les pièces françaises ont indiqué par les lettres ou signes suivants, soit les anciens ateliers fermés à la fin du dernier siècle: Poitiers G, Tours E, Montpellier N, Dijon P, Troyes puis Reims S, Orléans R, Bourges Y, Grenoble Z, Aix X (1542-1578), Amiens X (1578-1772), Rennes 9, Pau BD, Metz AA, Besançon CC, Arras AR; soit les ateliers supprimés par l’ordonnance de 1837 : Bayonne L, la Rochelle H, Limoges I, Nantes T, Perpignan Q, Toulouse M (de 1803 à 1810 U); soit les ateliers provisoirement fermés depuis 1855: Rouen B, Marseille AM liés, Lille W, Lyon D; soit ceux demeurés en activité : Paris A et Bordeaux K. Strasbourg avait reçu, comme Metz et les autres villes réunies à la France postérieurement à l’ordonnance de François Ier, une double lettre BB, et jusqu’à l’heure de la capture son atelier a pris, sous cette signature , une part importante à la fabrication monétaire de la France.
Toutes les pièces de monnaie française portent actuellement, et en outre, deux autres signes qui doivent être agréés par l’administration des monnaies : 1° la marque du directeur de la fabrication (celle du directeur actuel de Paris