LIMITATION ET DANGERS DU DOUBLE ÉTALON
sîstant à maintenir dans la circulation, au nom d'une prétendoe liberté des métaux, deux monnaies- marchandises d*or et d'ai^ent, sans rapport entre elles fixé par la loi, et en laissant à des Gommi>sions le soin d*en déterminer le rapport commercial sur les prit de la Bourse.
Dès 4876, à la tribune du Sénat français, une savante ioler* pellation [n® 546] avait poussé le cri d*alarme, montrant qos la convention monétaire de 4 865 devenait un danger après avoir é(é un progrès, l'argent, avili par son rejet des autres systèmes monétaires et l'abondance de la production des mines américaines, trouvant en France dans le système du double étalon un exotoir: au détriment de notre monnaie d*or et de Tintérôt public. Ce fui le signal des lois du 5 août 4876 et du 34 janvier 487S [d« 54S]. Dans sa séance du 24 novembre 4 878, le Sénat, tout en prenant es considération l'intéressante proposition d'un autre économiste de la haute assemblée dans ses parties relatives à l'indication du litre et du poids en grammes sur les monnaies, à la frappe d'une moanaie d'or universelle pesant un poids exact de grammes, à h refonte des pièces de bronze et l'emploi de nouveaux métaux, td que l'aluminium ou le nickel, écartait au contraire, sur les conclusions de sa commission d'initiative, les parties de la même proposition relatives à la question de l'étalon. Mais au même momeai l'aggravation de la crise monétaire et les faits imposaient, aprè« les déclarations modiPicatives de ta convention de 4865, k nosvelle convention monétaire de 4878, qui, ainsi que nous ravoosu [n*" 547 et 548], introduite titre temporaire, en fait et par Ja fors même des circonstances, sinon en droit, une partie du système et l'unité d'étalon d'or par l'interdiction momentanée et condilk» nelle de frapper des pièces de 5 fr. d'argent. Nous ne dissimakln^ pas notre désir de voir ce provisoire se prolonger même an-deli du 4"^ janvier 4886 terme de la nouvelle convention monétaire, devenir définitif, et se compléter par la limitation très-étroile ii cours forcé de l'argent. Si la France refusait encore d'entrer daifr cette voie, il serait facile de prévoir sur cette question la ruf^or? de rUnion monétaire en 4886. Notre pays subit déjà pour a^Dc trop tardé dans cette voie , et malgré les précautions prises, ë-^ pertes révélées par les bilans de la Banque de France ; on j voi: h décroissance continue de l'encaisse-or de ce grand établissesK^*' amoindrie, de 4877 en août 4880, de 550 millions de francs, tand-s que son encaisse-argent, c'est-à-dire celle du métal déprécié et dr la monnaie aux qualités inférieures et gênante pour le public, s\^'