MATERNELLE ET CRÈCHES
consiste en immeubles d'une valeur supérieure à 3000 francs ou soulève des réclamations, l'autorisation est donnée par décret en Conseil d'Etat. En vertu du | 31 non abrogé du décret de 1852, les règlements de ces sociétés doivent être approuvés par les préfets, ainsi que leurs comptes et budgets. Outre les revenus de leurs biens, les souscriptions des membres et les offrandes des particuliers, leur caisse est alimentée par les subventions des départements et des communes et parla part qui leur est attribuée dans la subvention annuelle de l'Etat qui figure dans la loi du budget sous le titre suivant : « Secours aux sociétés de charité maternelle et aux crèches ^. »
Les crèches continuent l'œuvre commencée par les sociétés maternelles. Elles se chargent, soit gratuitement^soit pour une modique rétribution, de la garde des enfants en bas âge qui leur sont confiés par les parents pauvres, obligés de travailler au dehors. En les plaçant sous le patronage de l'impératrice, le décret du 26 février 1862 avait prescrit aux préfets de ne permettre l'ouverture de ces crèches qu'après avoir vérifié si les locaux remplissaient les conditions d'hygiène et si les préposées offraient les garanties suffisantes. Confirmées par un règlement du 30 juin 1862, ces prescriptions sont toujours en vigueur. Le Gouvernement n'a pas cessé de favoriser la formation des crèches ^ et les a admises à participer avec les sociétés de charité maternelle aux subventions annuelles de TEtat que le ministre de l'Intérieur est autorisé à répartir entre elles. « Nous ne pouvons, disait le rapporteur du budget de 1904, qu'exprimer le regret de voir l'Etat ne pas pouvoir seconder plus efficacement les efForts de l'initiative privée. La bienfaisance privée vient compléter admirablement Pœuvre de l'Etat relative à la protection des enfants du premier âge. Par ses sociétés de charité maternelle, elle introduit la protection des enfants dans le domicile des parents qui est interdit âl'Ëtat.Par ses crèches, elle remédie à l'abandon de son foyer par le ménage ouvrier que les nécessités actuelles de l'existence poussent vers l'usine. En protégeant la santé de la
t L. budg., 31 mars 1903, min. Int., n» 50; L. 30 déc. i903,n* 49: 160.000 fr. >Gircal. min., 12 janv. 1892.