DIVISION DES SOCIÉTÉS
étaieat, des associations de prévoyance fondées sur la mutualité. Leur objet principal est toujours d'assurer leurs membres contre les risques de la maladie, des accidents et du décès, et de leur fournir des pensions de retraite. Mais leur domaine s'est élargi. D'après l'article i^'', elles peuvent se proposer « un ou plusieurs des buts suivants : assurer à leurs membres participants et leurs familles des secours en cas de maladie, blessures ou infirmités, leur constituer des pensions de retraite, contracter à leur profit des assurances individuelles ou collectives en cas de vie, de décès ou d'accidents, pourvoir aux frais des funérailles et assurer des secours aux ascendants, aux veufs, veuves ou orphelins des membres participants décédés ». Il résulte notamment de cette définition que l'assurance peut être étendue aux membres de la famille. En outre, l'article 1^^ 1 2 autorise les sociétés, à titre accessoire et à condition de justifier de cotisations et recettes spéciales, « à créer des cours professionnels, des offices gratuits de placement », et même <( à accorder des allocations eo cas de chômage ». Enfin, il leur est permis de se constituer en unions de sociétés à l'effet d'organiser des services communs, sans que l'énumération des objets proposés à leur activité par l'article 8 ait aucun caractère limitatif. Ces unions, qui se forment en vertu de délibérations prises par l'assemblée générale de chaque société, sont investies d'une personnalité distincte, quoique chacune des sociétés appelées à y participer conserve son autonomie propre (L. 1*^'' avril 1898, art. 8, 15, 16; décr. 25 mars 1901, art. 11).
Outre les membres participants, les sociétés peuvent comprendre des membres honoraires dont les souscriptions, sans faire dégénérer l'institution en œuvre d'assistance, apporteront un supplément de ressources d'une incontestable utilité. Peuvent également en faire partie les femmes mariées et les mineurs, sans intervention de leurs représentants légaux (art. 3). C'est ainsi que les mutualités scolaires ont heureusement contribué à la propagation de la prévoyance dans le monde des écoles.
Toutefois, si lar^e que soit devenu leur domaine, les sociétés de secours mutuels manqueraient à leur mission si» au lieu de