Wrf., p. 449 et SUIT
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tiens distinctes*. Le vendeur doit: 1* s'abstenir de troubler l'acheteur, obligation négative de ne pas faire, que Tacheleur fait valoir au moyen de rexception de garantie, — 2o prendre la défense de l'acheteur quand celui-ci est troublé par un tiers, obligation positive de faire, que Tacheteur fait valoir en opposant au tiers l'exception dilatoire de garantie, — 3® réparer les conséquences de l'éviction consommée, obligation de donner, puisqu'elle consiste à payer la réparation due.
Donc l'obligation de garantie n'a pas un objet unique, mais des objets divers. En elle-même, on ne peut dire si elle est divisible ou indivisible ; c'est dans chacune de ses applications qu'il faut examiner cette question.
Voici quelle est la solution qui prévaut presque unanimement aujourd'hui. Sur deux des trois objets de la garantie tout le monde est d'accord ; sur le troisième seulement il subsiste quelques divergences.
230. L'obligation de garantie est certainement indivisible quand elle se présente sous sa forme positive, en tant qu'elle impose l'engagement de prendre la défense de l'acheteur. L'acheteur troublé peut appeler incidemment en cause un des héritiers du vendeur, ou Tun des vendeurs en cas de vente par plusieurs conjointement; la personne appelée en garantie est tenue de défendre l'acheteur pour le tout, sauf à appeler elle-même en cause ses cohéritiers ou ses covendeurs (article 1225), pour qu'ils Taident dans cette défense et lui fournissent les moyens d'y réussir.
En effet, le fait à accomplir n'est pas susceptible de division. Défendre l'acheteur est un fait indivisible ; on ne comprendrait pas une défense partielle, on ne présente pas pour partie des moyens à l'appui d'une défense, on ne soutient pas le tiers ou le quart d'un procès. Il est impossible qu'un des héritiers du vendeur défende pour partie, et chacun des héritiers se trouve tenu pour la totalité. Dès lors, l'obligation est elle-même indivisible. Les anciens auteurs s'accordaient sur ce point ; les auteurs modernes en font autant *.
L'obligation est indivisible en elle-même, puisqu'elle a