La promesse oblige-t-elle celui qui l'a faite
La réponse n'est pas douteuse ^ La loi admet les contrats unilatéraux, dans lesquels une partie seulement est liée sans que l'autre le soit*. Dès qu'à la promesse émanant d'une partie se joint l'acceptation de lautre, il y a concours des volontés, donc convention et lien ; par suite, dès qu'une promesse de vendre ou d'acheter est acceptée, dès que la personne à laquelle elle s'adresse en prend acie, il y a contrat: contrat unilatéral donnant naissance à une obligation pour l'une des parties, à une créance pour l'autre.
32. Dans la pratique commerciale, rien n'est plus fréquent que ces promesses acceptées, liant la personne qui les fait.
Tous les jours les commerçants font offre au public de la marchandise qu'ils tiennent ; ot il est admis que ces offres, faites ainsi non pas à une personne déterminée, mais au public collectlvemenl, sont regardées comme acceptées par tout le monde, de telle sorte que l'offre est acquise à qui veut en profiter*.
Môme pour l'offre faite h une personne déterminée, l'acceptation est souvent tacite. Deux commerçants, qui sont en rapports habituels d'affaires, conviennent que les offres faites à l'un par l'autre seront réputées acceptées par cola seul qu'il n'y aura pas été répondu par un refus dans un délai déterminé.