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agir en répétition, car il aurait payé sans cause, n'étant pas acheteur.
L'hypothèse n est guère pratique. Elle ne se comprend que si Tacheteur, au moment de la vente, se trouve être propriétaire en vertu d'une cause inconnue des parties. Par exemple, un héritier vend un immeuble de la succession ; puis on découvre un testament contenant legs de ce même immeuble au profit de la personne qui Ta acheté. La vente est nulle.
102. La seconde conséquence, à la différence de la précédente, n*est pas toujours vraie ; elle ne Test qu'habituellement. La vente de la chose d'autrui, en d*autres termes la vente faite a non e/of/imo, est nulle. C'est ce que dit l'article 1599, article célèbre, dont il importe de fixer avec précision le sens et la portée.
Rien n'est plus simple que la formule employée par le texte, si l'on s'arrête au sens général des mots. Dans le droit moderne — contraire en cela, nous l'avons vu*, au droit romain et à l'ancien droit français — la transmission de la propriété est de l'essence de la vente ; or cette transmission n'est pas réalisable quand le vendeur n'est pas propriétaire, car il ne peut transférer ce qu'il n'a pas ; donc la vente de la chose d'autrui est nulle.
Mais les difficultés apparaissent dès qu'on veut serrer l'idée de plus près. Aucun texte peut-être ne donne lieu à autant de controverses.
Deux questions se posent, i" Dans quels cas l'article 1599 est-il applicable? — 2"* En quel sens l'article 1«^99 dit-il que la vente de la chose d'autrui est nulle ?