‹ Cours de droit commercial maritime, d'après les principes et suivant l'ordre du Code de commerce. -- (volume 2)Chapitre 4 sur 93 · ORIGINE ET PROGRÈS DE LA LÉGISLATION NAUTIQUE · texte numérisé non relu

ORIGINE ET PROGRÈS DE LA LÉGISLATION NAUTIQUE

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Nous ne nous occupons , dans le Cours que nous rendons public , que de ce qui regarde la législation maritime ; nous laissons de côté, qpant à présent, la partie de la jurisprudence qui concerne le commerce intérieur ; une carrière plus vaste va s'ouvrir devant nous. Nous allons parcourir des objets d'une plus grande étendue , et nous occuper d'intérêts plus importants ; nous allons , en quelque sorte , voyager avec tous les peuples navigateurs de l'Univers, pour nous instruire des us et coutumes qui ont , dans tous les temps, servi de règles à la navigation commerçante, et qui sont aujourd'hui la base de notre Code nautique.

Les lois nautiques sont nées de la nature même du commerce maritime, de sa liberté, de son indépendance. La jurisprudence nautique a préparé les règlements et les ordonnances du commerce

maritime ; et les us et coutumes de la mer ont présidé aux codes divers des peuples navigateurs et commerçants (1).

Les premiers peuples commerçants et navigateurs n'eurent d'abord pour toutes règles que leurs usages particuliers : la sauvegarde de leurs obligations résidait seule dans leur bonne foi, dans leur probité ; ils composèrent ensuite un petit nombre de lois proportionnées à la grandeur de leur commerce et de leur navigation . Mais, à mesure que le commerce maritime prit plus de consistance , et que les gouvernements reconnurent qu'il était un des principaux moyens de richesses, de force et de sûreté pour les Etats , il fallut bientôt assurer sa circulation, maintenir sa confiance, encourager sa navigation, protéger la sûreté de sa marine, et diminuer ses périls et ses risques. Les législateurs s'empressèrent suc-

(1) Sanchoniation attribue la naissance de la navigation à Ousoiis , un des premiers héros de la Phéni cie, qui, s'étant saisi d'un arbre à demi brûlé , en coupa les branches, et eut le premier la hardiesse de

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