‹ Cours de droit criminel et de science pénitentiaireChapitre 118 sur 550 · Voir l'enquête de la SociéU^ générale des priaons · texte numérisé non relu

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4. Voir pour la folie alcoolique et les déUres qu'elle détermine : Krafft- Ebintf, op. cit., p. 224 à 258 ; Lejjrrand du Saule, Traité de médecine légale, p. (')5y à G66, 828 à 835; Bail, Leçons sur les maladies mentales, p. 728 à 808, Aliiseua itp. cit., II, p. 212 à 225.

5. Kratft-Ebing, ojj. cit., p. 253 à 26'^. C(. Reffmrà, Soreelterie, magnAism*y morphinisme (Paris, Pion, 1897), p. 289 à 338.

l'alcool, déterminer un trouble dans les fonctions psychiques, qur met, dans certaines conditions, en question la responsabilité pénale. L'usage, par l'effet de Thabitude, finit par devenir un impérieux besoin déterminant une intoxication qui réagit sur les facultés mentales, surtout sur la volonté, et qui se traduit, en cas de privation et,d'abstinence, par une angoisse, une faim de morphine, pouvant aller jusqu'au délire, jusqu'à l'impulsion irrésistible du vol du médicament. « Lorsque l'abus de la morphine est commis par un individu de constitution névropathique, les conséquences en sont fatales et parmi elles se rencontrent des formes de véritable lolie morale, dit Krafft-Ebing. Les inlluences de l'hérédité, de la névrose et du morphinisme se rajoutent et déterminent des accidents morbides tels qu'on ne peut, a priori, mettre en discussion la responsabilité juridique de l'individu qui les présente. Ces individus ont perdu tout frein moral, s'illusionnent et trompent les autres, jurent par tous les saints sans se faire le moindre scrupule de ne pas tenir leur serment. Ils sont menteurs, commettent des escroqueries, n'hésitent pas à voler pour se procurer de la morphine. Les femmes morphinomanes perdent tout sentiment de pudeur et, à l'occasion, s'abandonnent au premier venu, pourvu qu'elles puissent satisfaire l'impérieux besoin de se morphiner. Ces signes de la plus profonde dépravation morale sont accompagnés d'affaiblissement de la volonté, d'irrésolution, d'inexactitude, d'inconstance, de prodigalité, de négligence de la personne tant dans les vêtements que dans les soins de propreté, de l'abandon de tout sentiment du décorum. D'une manière générale, on peut dire que les morphinomanes, à raison de leur indolence, et de la mollesse de leur volonté, sont peu portés et peu propres à l'exécution d'actions criminelles. Mais les choses sont différentes lorsque vient à manquer la stimulant qui est devenu pour eux un besoin encore plus qu'une habitude et quand se font sentir les effets de l'abstinence. En ces circonstances, ils deviennent capables de tout. L'examen de leur responsabilité devient alors nénessaire, en tenant compte, d'une part, du besoin impérieux et quasi vital qu'ils ressentent, de l'autre de l'affaiblissement de leur résistance morale *. »

L'abus de la cocaïne peut déterminer un délire sensoriel hallucinatoire analogue au délire alcoolique, caractérisé par des hallucinations terrorisantes de la vue, de l'ouïe, par des idées délirantes de persécution (et particulièrement de jalousie), la vision de petits ani-

\. Voir pour les mesures prises contre la vente de l'opium en France, Re-^ vue pénit., 07, p. 1339 ; 08, p. 1367.

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maux, etc.. Mais la privation de la cocaïne ne détermine pas, comme <'elle de la morphine, le délire de i'abslinence. Le cocaïnisme n'est accompagné que de délires d'intoxication.

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