Ferri, /. c, p. 688 en ss
leurs et des criminels ^ et prouvé la nécessité d'adapter la peine au
caractère essentiellement variable de chaque coupable, aux mot fs di caractère essenue ^^^^ ^^^ ^^^^^
vers qui déterminent les délits, de laire ^d i« i favorisé
quants et non avec les délits; elle a précise et -^--^^ ~
?e développement de l'idée, qui paraît s'imposer aujourd ^-^J^^}^
42 - Mais la classiflcationdes criminels, au po,.>t de vue an.hropot^gique prèleà de sérieuses objections et ses atarmafons du type criminel ont élé l'objet d'énergiques protestations.
yà cord est loin de régner entre les divers observateurs au pom
de vûde l'existence de°s divers stigmates du cr,m,nel-no de eur
^^.lortance et de leur signillcatlon anthropologiques, et de leurs re-
: o„s a«c la riu,lnamé '. Ces stigmates se -l-vent chez beau-
n d-Lwidus qui n'ont jamais commis de cr.mes et de dehts et
St p dt os" "„ earaitére assez significatif et précis pour per-
:rrJda nrmer ^^j^^:^:-j^:i:z:^ :ru:ztt
rpCntlLTi^'X^tfhérédUaire^
Tprlhe et une commission avait «é -mee dan- b P^^^^^^^
r— :t;:Xr: misslo" ^ir: t d. se comenter de
bonne partie de .--..;|-;^^^ j^d, n'T ncertitude°des constata- ';:,::^^Zrof,sslo.,nel',non pins congénital, ma,s acqn.s
criminels, des Pauvres et des a^'^^'-^s *"
thropique, 10 octobre 1904 p 7.37). ^^^^ ^898).
2 Cf SaleiUes, De Ttndtt^idaah.atzon d. la P^t^«^^ - fondamentaux de Q pf «inr ces divergences, mon ouvrage sur les i » inci}je^ / .„^^i„a.
4. J»(« <i» Congre, •'/'''{"llel-im de Bruxelles de 1892, p. «1 et ss
par l'influence du milieu, de la manière de vivre, de l'exercice du métier, avec d'autant plus de raison (|iie l'observation des divers signes du type criminel a toujours été faite après l'exéculion du crime, sur des condamnés vivant en prison ', La constatation chez quelques assassins féroces et précocesde quelques anomalies, comme le front fuyant, la proéminence des arcades sourcilières. la largeur des tempes, le développement de la mâchoire inférieure, ne permet pas d'établir une règle générale et d'affirmer l'existence d'un type congénital d'assassin. Du reste les stigmates psychologiques, absence de sens moral, insensibilité morale, qui peuvent être acquis et résulter de l'éducation, du milieu, des fréquentations, sont actuellement considérés comme jouant dans la criminalité le rôle prépondérant '. Le tatouage se retrouve dans le monde des honnêtes gens et est même à la mode dans la haute société de certains pays à certaines époques ^ — Enfin l'action et l'influence de ces stigmates ont perdu de l'influence énergique et fatale qu'on leur avait attribuée tout d'abord et ne sont considérées que comme des signes d'une simple prédisposition au crime qui ne se manifestera que dans un milieu favorable et si l'occasion s'en présente ' ; ce qui a fait dire au docteur Lacassagne, professeur de médecine légale à la Faculté de médecine de Lyon, affirmant la toute-puissance de l'éducation et de l'exemple : « Les SO' ciétês ont les critriinels qu'elles mérilent. Le milieu social est le bouillon de culture de la criminalité ; le microbe c'est le criminel, un élément qui n'a d' importance que le jour où, il trouve le bouillon qui le fait fertnenter ' ». Même affirmation d'un autre représentant de l'école Française, M. Manouvrier, professeur à l'Ecole d'anthropologie de Paris : « l'homme est l'instrument et cest le milieu qui enjoué ^. »
43. — Même incertitude et même désaccord sur l'origine et la cause de cette prédisposition criminelle des individus affectés du prétendu type criminel : on a vu en eux, tantôt des représentants, par
1. Le prétendu type criminel ne se rencoutre pas, du reste, sans qu'on puisse apercevoir une raison suffisante de cette absence, malgré les «Sorts de Lombroso pour l'expliquer, chez les grands Criminels de génie. — Voir dans ce sens : Lombroso, Actes du Congrès d'anthropologie criminelte d'Amsterdam, de 1901, p. 215; Delitti vecchi e delilti nuovi (1902, p. 253 et ss., 263 et 8S., et l'intéressante application de cette idée aux pages 162 à 167.