‹ Cours de droit criminel et de science pénitentiaireChapitre 273 sur 550 · Rev. pénit., 1901, p · texte numérisé non relu

Rev. pénit., 1901, p

2. Léveillé, La transporlation (Institut, pénit. de la France en 1895, p. 27 et ss.).

3. Léveillé, lac. cit. Voir sur ces divers abus : Moncelon, Le bagne et la colonisation pénale à la Nouvelle-Calédonie (Pans, Bayle, 1886).

4. L'exagération et l'inexactitude de cette réputation d'insalubrité de la Guyane sont démontrées par les faits. La mortalité des relégués n'y a été, au cours des deux années 1897 et 1898, que de 5,90 et de 7,65 0/0 ; encore ce dernier chiffre est-il le plus élevé qu'on ait constaté depuis plusieurs années. En 1896, la mortalité dans les maisons centrales d'hommes de la métropole a été de 5,84 0/0 {Rev. pénit., 1900, p. 780). Du reste on n'a jamais hésité à envoyer en Guyane des fonctionnaires, des officiers, des marins et des soldats — Cependant au Congrès national de patronage de Rouen de juin 1905, à propos de la relégation des femmes (2* section, 5^ question), M. l'Inspecteur général Brunot a affirmé que, dans 8 ans, on comptait parmi les relégués en Guyane, 58 0/0 de mort (3 782 mort au 31 déc. 1902 sur 6 487 relégués), malgré la sélection légale qui exclut de la relégation les mineurs et les vieillards et la sélection administrative qui ne laisse partir que les robustes,

5. (^h. Lucas, De l'état anormal en France de la répression en matière de crimes capitaux (Paris, 1887), p. 39 et ss.

6. Voir, sur le régime disciplinaire des colonies pénales, le rapport de M. de Sartiges, sous-chef de bureau de l'administr. pénit. à la Nouvelle-Calédonie, au Congrès pénit. intern. de Paris de 1895 (2** sect. 6^ quest.). Actes du Congrès ; rapports de la 2* section, p. 254 à 358).

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