TRANSPORTATION
plus ni forçais ni relégués à la Nouvelle-Calédonie, tous sont dirigés sur la Guyane *. — EnGn, pour augmenter encore ce caractère, lorsque la peine des travaux forcés est appelée à remplacer la peine de mort, une pro|)Osilion de loi avait été déposée au Sénat, le 21 juin 1887, par MM. Bérenger, Bardoux et de Marcère, à l'elfet de faire précéder la transportation de huit années d'internement cellulaire ; cette proposition, votée en mars 1888 par le Sénat avec réduction à six années de la durée de l'emprisonnement cellulaire préalable, u*a pas été accueillie par la Chambre des députés ^.
Quant à la relégation, qui paraît être redoutée de ceux qui en sont menacés, elle perd son caractère répressif par l'indulgence des magistrats qui l'appliquent de moins en moins, comme l'indique l'examen du casier judiciaire des relégués.
Application de la relégation en 1906 et 1907 ":
Nombre de Condamnations
plus de 50
Hoiuuiej
Iti
1. Les effectifs de la transportation se déco.nposent ainsi :
Condamnés en cour de peine
Libérés
Rélégués
Gayane
Nouvelle Calédonie
Total. . . . 15,101
(Paul Mimande : Faut-il supprimer la transportation ? — Revue bleuet 24 juillet 1909, p. 122). — Rev. pénil., 09. 761.