Lois et décrets penit., de 1896, p. 687 et ss
2. Malheureusement, un grand nombre de prisons cellulaires étant situées dans de petites villes, où il n'y a pas de sociétés de patronage et où la commission de surveillance même n'est pas organisée ou ne fonctionne pas, ces visites sont rares et se réduisent à celles insuffisantes, à tous les points de vue, des gardiens et de l'aumônier, si le détenu le fait appeler.
cellule, à la porte de laquelle sera- apposée une pancarte portant le mot malade (art. 12 et 26).
513- — Appréciation dit régime cellulaire au poini.de vue pénitentiaire. — Le régime cellulaire présente des avantages sérieux : — i° il est répressif ; car il est redouté et l'expérience a démontré son efficacité à l'égard des vagabonds qui, sans domicile fixe et pouvant choisir les prisons où: ils désirent séjourner, fuient avec soin^ les arrondisaemcate^ possédant des prisons ce ItuJ aires ' ;: — 2P il est favorable à la discipline et à /'ame?iQfewen^,.en! évitant lai corruption et les en<hiaf'nemeTi(B réciproques des- détenus, soit pendant leur séjour daoïs la> prisan*, sait à leur libération ; tous les directeurs des- établissements pénitentiaires et! les membres des sociétés de patronage sont d'accord pour le rrconnaîlre-. — Mais on lui a adressé des objections assez graves et on lui a reproché ' : — 1" de déterminer V aliénation mentale dm détenti ou. de le pousser au dése&poir et au sui'cide : — 2" de nendte son reclassement social très difficile en lui faisanti perdve,. par l'isolement individuel prolongé, l'habitude de la vie en société ; — S*» de remlre difficiie l'organisation du travail pour le condamné. — Les- constatations faites en France et à l'étranger prouvent qiii.e,.siquelques d»^tenu8, les méridionaux notamment, sup^portent awec moins de calme et de résignation, que d'autres, l'isolement individuel *, l'aliénation mentale et le suicide ne sont pas plus fréquents dans les pnisonscelinlairesque dans les priaons-en commun et qu'ils vont, au contraire, en diminuant avec la prolongation de la vie cellulaire •'.. — Quanti à la perte de l'habitude de la vie sociale, elle n'est pas à craindre; oar ce que l'isolement individuel a pour but et pour effet d'évitei, c'est le «contact des^défienua, c'est-à-dire une communauté de vie malsaine et dangereuse qui ne peut que nuire au reclasserrjent social ;., au. contraire, un des éléments- essentiels du céginve celiiuJaijje est l'organisation de visitses fréqueale» au. détenu
1. VoirJRev. pénit., iS92, p. 9S4 et s.; 1893, p. 130 et s., 278. 530 ; 1895, p. 144; 314',. 656; 1896,- p. 133,. 817 ;. imS, p. 4 et s., 363, 4o8v
2. Voir Ilev. pénit., 1884, p. 663,076, 724, 727, 729,731, 734, 737, 739:1885 p. 481 et p. 720 à 739.
3. Pen-i, Social, nn'min., pi S9è: PHns-, S-cience- j:>é}mië et AVoit positif, nP» 734 à. 740. Adde : les. essais (Le jusUfication de l'abandon du sysièm«î eellulaire par M. de Pèr-signy en 1853 cités, siiprà, n" 27, p. 30, note 2.