‹ Cours de droit criminel et de science pénitentiaireChapitre 293 sur 550 · Voir sitpvà , n · texte numérisé non relu

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4. Voir Re0. pënit,, 1894. p. 767 et s^., 77t à 776 ; lS9ft. p. 456 à 461.

5. Voir sur les pi»iso«8 de longues peines : Vanier, conseiller î» la Cour de Paris, Institut, pénit. de la France en 1895, p. 135 à 175 : ïlapport à la SocWtA générale des prisons et discussioi) (lier, pénit., 1894, p. 582, 74-2, 960, 1154; 1895, p. 159, 336, 352). — Las pénitenciers agricole» de Chiavari et de C«6tellaooto situés en Corse ont été désafifecli^s, le premier eu 1906, le second en janvier 1907.

668 PREMIÈRE PARTIE. IJVRE YIII. CHAPITRE II

sexes condamnés à la peine de la réclusion, les vieillards, les femmes et les filles condamnés à la peine des travaux forcés et qui ne sont pas transportés, — et maisons centrales de correction pour les condamnés à l'emprisonnement correctionnel de plus d'une année. — Ces maisons centrales appartiennent toutes à l'Etat ; elles sont au nombre de 11 pour la France, 9 pour les hommes, 2 pour les femmes; 3 en Algérie, 2 pour les hommes, 1 pour les femmes *. Pour éviter l'inconvénient signalé, lors de Tenquêle pénitentiaire de 1873 ^, de la confusion dans les mêmes établissements des condamnés à la réclusion et à l'emprisonnement correctionnel, qui doivent être légalement séparés (art. 21 et 40, C. pén.), l'administration pénitentiaire a affeclé 3 maisons centrales d'hommes aux réclusion naires, celles de Melun, Beaulieu et Thouars, les autres étant destinées à l'emprisonnement correctionnel au-dessus d'un an.

Le personnel administratif des maisons centrales se compose : d'un directeur, d'un contrôleur, d'un greffier comptable, d'un commis aux écritures, d'un économe, d'un instituteur, d'un aumônier, d'un gardien-chef, de gardiens commis-greffiers et brigadiers, de gardiens ordinaires et stagiaires. — Dans les maisons centrales de femmes', le personnel administratif est représenté par un directeur, un contrôleur, un greffier comptable, un commis aux écritures, un économe ; le service de garde est assuré par des femmes, surveillantes principales et ordinaires, et des gardiens hommes en petit nombre ne sont là que pour prêter main-forte en cas de désordres : on a même exprimé, au congrès de patronage international tenu à Paris

1. Maisons centrales d'hommes : 1° Beaulieu (Calvados), 2° Clairvaux (Aube), 3° Fontevrault (Maine-et-Loire), 4o Loos (Nord), 5° Melun (Seine-et-Marne), 6" Nîmes (Gard). 7° Poissy (Seine-et-Oise), 8° Riom (Puy-de-Dôme), 9» Thouars (Deux-Sèvres). Sont spécialement affectées à la réclusion celles de : 1" Melun ; 2° Beaulieu ; 3° Thouars : Dans la maison de Beaulieu sont concentrés les réclusionnaires condamnés, en outre, à la peine de la relégation. — Maisons centrales de femmes : 1° Montpellier (Hérault), 2<» Rennes (llle-et-Vilaine). La Maison Centrale de Clermont (Oise) a été supprimée par décret du 26 nov 1902 et évacuée en juin i903{Rev. pénit., 03, p. 180 et 968 ; Paul de Semant et Camille Gramacini, au bagne des fem,mes). Elle a été transformée en colonie pénitentiaire des jeunes détenues (décret 12 février 08 (2?er. j)hilanthr. 15 mars 08 p. 660). — Voir suprà p. 248, texte et note 3. — Maisons centrales d'Algérie : pour les hommes : 1° Berrouaghia ; 2° Lambèze ; pour les femtnes, le Lazaret. — Asile spécial de condamnés aliénés et épileptiques : Gaillon (Eure). — Voir sur l'organisation défectueuse de Gaillon, les déclarations de M Gi'iraanelli, Directeur de l'Administration pénitentiaire, à la Société générale des prisons à la Séance du 15 février 1905 [Eev. pénit., 05, p. 333 et 334).

2. D'Haussonville. Les Etablissements pénitentiaires, p. 170.

3. Voir Au bagne des fem.mes, par MM. Paul de Semant et Camille Gramaccini (Paris, Flammarion).

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