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MAISONS CENTRALES

en juillet 1900, le vœu de voir les femmes admises à la direction et aux services administratifs des établissements pénitentiaires exclusivement affectés aux femmes *.

Malgré la séparation, dans des maisons différentes, des condamnés détenus dans les maisons centrales, le régime intérieur et disciplinaire, le régime hygiénique et économique auxquels ils sont soumis sont les mômes.

Le régime intérieur et disciplinaire repose sur la vie commune de tous les condamnés, tant de jour que de nuit, dans les ateliers, les préaux, les réfectoires et les dortoirs. Cependant, dans plusieurs maisons, on a installé des dortoirs cellulaires, au moyen de cloisons en fer plein sur les côtés formant alcôve, avec plafond et porte en treillage, un mécanisme permettant la fermeture et l'ouverture de toutes les portes en même temps. Le régime disciplinaire est réglé par un arrêté du 10 mai 1839 ^. Le silence absolu est prescrit aux condamnés et il leur est interdit de s'entretenir entre eux, même à voix basse ou par signes, dans quelque partie que ce soit de la maison. — Les peines disciplinaires comprennent depuis la privation de cantine jusqu'à la cellule de punition, avec mise aux fers dans les cas prévus par l'article 614 du Gode d'instruction criminelle et une punition particulière connue sous le nom de salle de discipline ^ « destinée à remplacer avantageusement la mise en cellule ou au cachot qui, infligée fréquemment pour refus de travail et subie presque toujours sans travail, n'est trop souvent qu'un encouragement accordé à la paresse, au détriment de la santé et des bonnes mœurs : les individus punis de la salle de discipline sont réunis sous la surveillance permanente d'un ou plusieurs gardiens, dans un local spécial ; la journée est partagée entre la marche et le repos qui se suivent généralement, soit de demi-heure en demi-heure, soit de demi-heure en quart d'heure, sans autre interruption, depuis le lever jusqu'au coucher, que les moments consacrés aux repas, qui se prennent dans la salle même; cette punition ne comporte ni travail, ni lecture à haute voix ou isolée, puisqu'elle doit tirer toute son efficacité de Vennui ou plutôt du harassement moral (plus encore que physique) causé par la monotonie de marches continuelles, interrompues seulement par de courts intervalles; les détenus se tiennent assis sur des dés en pierre, suffisamment espacés et que l'on recouvre

1. Congrèâ international de patronage des libérés de Paris des S-13 juillet 1900 (Actes, p. 157 à 228, 523 à 576, 757 à 769, 851 et 852).

2. Lois et règlements pénitent., de 1896, p. 237 : Voir d'Haussonville, Les Etablissements pénit., p. 182 à 285.

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