‹ Cours de droit criminel et de science pénitentiaireChapitre 63 sur 550 · Maudsley, Physiologie de Vesprit, ch. VU, p. 393 et · texte numérisé non relu

Maudsley, Physiologie de Vesprit, ch. VU, p. 393 et

contraire, servent de motifs de bonne conduite légale pour un grand nombre d'individus sains d'esprit '. Elle enlève tout caractère répressif à la peine et peut encourager au délit en anéantissant la conscience de la responsabilité personnelle.

L'école positiviste italienne a le tort, comme nous l'avons fait remarquer déjà, de réduire le rùle de la peine à la défense sociale contre la seule personne du délinquant, alors que sa menace s'adresse à tous, doit servir de motif d'abstention, de coaction psychologique^ pour un grand nombre de ceux (|ui ne commettent pas de délit, parce qu'ils sont susceptibles d'être impressionnés par elle et capables de résister à la tentation du délit. Elle supprime le Code pénal et lui substitue un Gode médical ; elle transforme les magistrats en physiologistes et en médecins et, en confondant la criminalité avec la maladie, elle tend à substituer au sentiment public de blâme et de mépris pour le criminel un sentiment de commisération et de pitié contraire à la conscience générale et aux intérêts mêmes de la société. Cette assimilation hardie, acceptée par M. Ferri, est du reste combattue par un des autres fondateurs de la nouvelle école, M. Garofalo ^

SECTION I. — Systèiii«s divers ».

110. — Les incertitudes des affirmations de la nouvelle école positiviste, les divergences des constatations et des conclusions de ses partisans, le désir d'appuyer la responsabilité pénale sur des bases moins métaphysiques, moins contestables et moins contestées que la croyance au libre arbitre ou au déterminisme, ont donné naissanc à i)lusiours systèmes nouveaux dont nous citerons les plus importants.

§ 1. — Liberté relative.

111. — A. Liberté limitée. — « Tout être humain a en lui un élément de liberté et un élément de nécessité. — 11 tient de la liberté la possibilité de choisir entre des motifs et de vouloir; il tient de la

1. Alimena, I limiti e i modificatori dell'imputabilità, I, p. 379.

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