‹ Cours de droit criminel et de science pénitentiaireChapitre 65 sur 550 · Von Liszt, Lehrbuch des deutschen Strafrechts · texte numérisé non relu

Von Liszt, Lehrbuch des deutschen Strafrechts

4. Liszt, Die strafrechtliche Zurechnungsfiihigkeit (Zeitsch. f. ges STfj-afriv., 1896, XVII. 75-79 ; 1898, XVIII, 229) : pour les critiques voir Ferri. loc. cit., n» 59, p. 612 et ss. ; Hamon, loc. cit., p. 201 et suiv.

le pervers serait sans secours contre sa perversité et il ne pourrait obéir qu'à celle-ci. Les hommes, étant intimidables, doivent être considérés comme responsables de leurs actes. C'est parce qu'il existe une pénalité que l'homme insuffisamment intelligent doit être considéré comme responsable de ses actes, cette pénalité n'étant en réalité que l'influence compensatrice jetée par la société dans la balance des penchants humains ^ L'homme est, en somme, imputable parce qu'il est inlimidable, parce que la peine peut agir sur lui coiJime coaction psychologique ".

Celte explication confond le but de la peine avec sa justification dans son application individuelle et renverse l'ordre naturel des choses: la peine ne peut justifier la responsabilité, parce que la responsabilité est supposée préexistante à la pénalité. En outre elle est insuffisante; car le criminel qui a commis le crime n'a pas été empêché par la menace de la peine, donc il était inintimidable ; tons les criminels seraient donc irresponsables, puisque la peine ne les a pas intimidés ; les seuls responsables seraient ceux qui ne commettent pas de délit. Enfin l'expérience démontre que la plupart des fous sont intimidables ; il faudrait donc les déclarer responsables, ce que n'admettent pas les auteurs de cette explication ^.

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