Carrara, /. c
5. Carmignani, Klementa, j| 196. c Guipée imputabiiitatis politicse fimdamentum, in po consistitqiiod Iax, ubi talis adest intentio, dolum sniipTtemtar. •
'3. Alimena, /. c, p. 450 et 451,
tention que, dans cette direction, se trouve une personne : s'il n'atteint pas la personne, il ne sera pas punissable, la tentative n'étant pas punie par la loi \; s'il blesse celte personne, il sera puni seulement pour blessures par imprudence (art, 320, C. pén.) ; s'il la tue, il sera coupable d'homicide par imprudence (art. 319, C. pén.) ; de même pour les accidents de chemin de fer causés par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des lois et règlements (art. 19, loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer) ; de même pour l'incendie causé par négligence ou imprudence : si l'imprudence ou la négligence n'a pas causé de dommage, elle peut constituer une conlravention de police ou un délit spécial (art, 471, n°' 1 el 2, G. pén., arl. 148, C. for., art. 20 et 21, loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer, l'ordonn. des 15 nov. 1846 et les décrets du 1^" mars et du 12 juillet 1901); si elle détermine l'incendie des propriétés mobilières ou immobilières d'autrui, elle est punie d'une simple amende correctionnelle (art. 458, C. pén.) ; si elle a causé des blessures ou la mort des personnes, elle rentre dans les blessures et homicide par imprudence (arl. -319 el 320, C. pén.).
132. — G. Doctrine positiviste et subjective. — Responsabilité sociale et témibilité ou nocuité du délinquant. — M. Ferri ^ a contesté l'influence de la volonté dans la faute, la négligence ou l'imprudence, comme cause de responsabilité. D'une part, la volonlé n'intervient que dans l'acte initial et non dans le résultat de cet acle et dans l'effet produit; or, ce n'est pas l'acte initial volontaire qui est la raison de la responsabilité, c'est le résultat involontaire de cet acle qui donne naissance à cette responsabilité et en détermine la mesure, lorsqu'il est établi que ce résultat nuisible pouvait être prévu ; c'est le défaut de prévoyance qui est la cause de la responsabilité : or, ce défaut de prévoyance est involontaire, car s'il était volontaire, il y aurait dol et non simple faute ; ce qui le prouve c'est qu'un cas fortuit peut être volontaire, sans cependant engager la responsabilité : ainsi le mélange de substances chimiques, qui produit une explosion que le chimiste ne pouvait prévoir, est un acte volontaire et cependant n'engage pas sa responsabilité, parce qu'il ne constitue pas une faute de sa part ; il n'y a pas eu défaut de prévision, puisque le résultat ne pouvait être prévu, il y a cas fortuit ^. La faute n'est donc pas un vice de volonté, mais plutôt un défaut de réflexion, d'intelligence, d*attention, de prévoyance. — D'autre