‹ Cours de droit français (volume 3)Chapitre 302 sur 419 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Me voici enfin parvenu au bout de la tâche que je m'étais imposée! J'ai eu à parcourir une bien longue carrière! L'ai-je convenablement remplie? C'est aux jurisconsultes éclairés et impartiaux qu'il appartient d'en juger. Tout ce que je puis dire, c'est que je n'ai rien négligé pour mériter leur suffrage : veilles, peines, recherches, rien ne m'a coûté. Mais, et je me plais à le dire, j'ai constamment été encouragé par l'accueil fait à mes travaux, à mesure qu'ils ont paru. J'ai commencé la publication de ce Traite dans toute la force de l'âge, et plus heureux en cela que mon savant confrère TouUier, il m'a été donné d'achever. J'ai travaillé seul, afin de lui donner un caractère d'ensemble et

d'homogénéité que l'on ne trouve pas toujours dans des ouvrages d'une aussi grande étendue. Il m'est échappé assurément des erreurs : c'est le sort de tous les auteurs; et l'on aura pu aussi remarquer plus d'une opinion hardie par sa nouveauté, plus d'un système opposé à ceux adoptés jusqu'à ce jour; mais si je me suis trompé, mon excuse est dans la conviction où j'étais, et où je suis encore, que tel était le véritable esprit du Code. D'ailleurs, j'aurai par là provoqué un nouvel examen, et rendu service à la science; et s'il ne m'est pas permis de dire Excgi inomimentum..., j'ai du moins l'espoir que je n'aurai pas travaillé sans utilité.

(1)/'. à ce sujet, tome I", n" 70, où nous citons plusieurs arrêts dans notre sens.

(2) Code de Hollande , art. 69ô.

(3) nde tome XX {suprà, p. 426), no» 306 et 307; nous y avons expliqué ce point avec étendue.

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