LIVRE III. — MANIÈRES D'ACQUÉRIR LA PROPRIÉTÉ
Or, ce que dit Pothier, que, dans le cas d'une créance divisiblenaitira aut saUemintellectu, ceux
des héritiers du créancier qui n'auront pas interrompu la prescription auront perdu leur droit, s'applique également en sens inverse, c'est-à-dire, que ceux des héritiers du débiteur contre lesquels la prescription n'aura point été interrompue seront libérés. Le principe est le même ; c'est toujours une obligation divisible jure inler cohœredes , quoique la délivrance , remise ou restitution de l'objet soit indivisible , à raison de l'impossibilité de diviser la chose sans en détruire la substance, Mais quant à la prescription, nous ne considérons que la droit dans la chose; or ce droit est divisible , puisqu'il peut appartenir à plusieurs pour des parts même inégales : donc on en conçoit la division par l'entendement; donc l'art. 4217 le repousse du nombre des choses à proprement parler indivisibles, suivant la définition qu'il donne de l'indivisibilité.
Des effets de l'obligation divisiblç.
SOMMAIRE
268. Entre le créancier cl le débiteur, l'obligation doit être exécutée comme si elle était indivisible.
2G9. Mais l'obligation se divise de plein droit entre leurs héritiers, lesquels m peuvent en demander le payement, ou ne sont tenus de la payer que pour les parts dont ils sont saisis comme représentants de l'un ou de l'autre.