‹ Cours de droit romain (volume 2)Chapitre 14 sur 94 · AL'TFURS ANCIENS NON JURISCONSULTES · texte numérisé non relu

AL'TFURS ANCIENS NON JURISCONSULTES

Quoique les auteurs anciens qui ont traité spécialement du droit forment certainement la source principale de notre science, nous trouvons cependant aussi des renseignemeiits précieux, surtout pour l'histoire du droit romain, dans d'autres ouvrages de l'antiquité. Parmi les ouvrages latins, ce sont les écrits de Cicéron qui nous en fournissent le plus, tant ses oraisons que ses œuvres rhétoriques, particulièrement Brutus, Orator, de Oratore, Topica; ses œuvres philosophiques, — particulièrement de Re])id)Uca, de Leyibus, de Officiis — , et même ses lettres '. Après lui vient Aulu-Gelle, auteur de la première moitié du second siècle, qui nous a conservé dans ses Noctes Atticce de nombreux passages de lois et d'auteurs anciens, et nous fait connaître en outre plusieurs détails sur différentes institutions du droit public et du droit privé des Romains. Pour le droit public, on trouve des données abondantes dans les historiens Tite-Live, et son abréviateur Florus sous Adrien, Tacite sous Vespasien et Trajan, Suétone sous Adrien, dans JE\. Spartianus, Vulcatius Gallicanus, Trebellius Pollio, Flavius Vopiscus, JE\. Lampridius et Jul. Capitolinus, qui écrivirent sous Dioclélien et Constantin, et qu'on a fhabitude de comprendre sous le nom de Scriptores historiœ Augustœ. Nous en trouvons également dans Salluste, Jules César, Cornélius Nepos, Velleius Paterculus, S. Aurelius Victor, Ammianus Marcellinus, Eutrope et Orose.

Outre ces historiens, nous remarquons Valère-Maxime, Memorabilia; Pline l'Ancien, Historia naturalis; Pline le Jeune, Epistolœ et Panegyricus Trajani ; Fronton qui nous a laissé une correspondance intéressante avec l'empereur Antonin le Pieux et ses deux successeurs; Symmaque, qui, vers, la fin du quatrième siècle, écrivit des épîtres sur le modèle de Pline.

Les rhéteurs nous fournissent également des indications utiles, particubèrement Sénèque père sous Auguste, et Quintilien sous Domiiien; mais plus encore les grammairiens Varron, contemporain de Cicéron, et qui écrivit de lingua latina ^, Festus, qui fit un extrait de l'ouvrage de

veterum. Vienne, 1792-1798, 1826. 8 vol. et un supplément in4°. — Mionnet, Description de médailles antiques grecques et romaines. Paris, 1806-1815, 1819-1853. 6 vol. et 6 vol. supplémentaires in-8». — F. DE Saulcy, Essai de classification des suites monétaires byzantines. ^îetz, 1836.— Cohen, Description historique des monnaies frappées sous l'empire romain. 7 tomes. Paris, 1859-1808.

' Nous citerons sous le nom de Cicéron tous les ouvrages qu'on a l'habitude d'attribuer à cet auteur, y compris ceux qui paraissent apocryphes.

'■î Nous citons cet ouvrage de Varron, d'après l'édition de C. 0. Muller, Berlin, 1835, tout en tenant compte de rédilioii de Deux-Ponts {lUpontinu) et de celle que Godefroi (Jac. GoTiiOFReDCs) a donnée dans ses Auclorcs latinx linguœ. 1GC2.

Verrius Flaccus, de verborum significatioue '% Nonius Marcellus, Macrobe dans ses Saturnalia et son Commentaire in somnium Scipionis, et Isidore, évêque de Séville au commencement du septième siècle, dont les vingt livres OrUjinum s. Etijmologiarum sont de quelque utilité. De même, les commentateurs de Cicéron : Asconius Pedianus sous les premiers empereurs \ C. Marins Victorinus vers le milieu du quatrième siècle, C. Julius Victor, Eulogius, Boethius (Boëce), qui vécut sous Théodoric, roi des Ostrogoths, et deux commentaires d'auteurs inconnus qu'on a l'habitude de citer sous les noms de Scholia Bobieusia et ScJwUosta Grouoviamis ^.

Pour certaines parties du droit romain, nous devons recourir aux auteurs que l'on comprend ordinairement sous le nom de Scriptores rei rusticœ, savoir Caton, Varron, de re nistica, Columella au premier siècle de l'ère chrétienne, et Palladius sous Valentinien et Théodose; et plus souvent aux écrits des arpenteurs {Scriptores rei agrariœ, agrimensores, gromatici) parmi lesquels nous avons à signaler S. Julius Frontinus et Agennius Urbicus, appartenant au premier siècle de l'ère chrétienne, Balbus sous Trajan, Siculus Flaccus et Hyginus ^

On peut consulter aussi avec fruit les philosophes, même les poètes, surtout les comiques, et les commentateurs de poètes, particulièrement Donat sur Térence, Servius sur Virgile, Acron et Porphyriou sur Horace.

Les Pères de l'Église, tant latins que grecs, ne sont pas sans intérêt pour l'histoire de l'Empire.

Parmi les auteurs grecs, nous distinguons avant tout Polybe, ensuite Denys d'Halicarnasse qui, dans ses Antiquités, donne les renseignements les plus étendus sur l'état de Rome pendant les premiers siècles, Diodore de Sicile sous Auguste, Flavius Josephus, Plutarque, Appien, Hérodien au commencement du troisième siècle de l'ère chrétienne, Dion Cassius

3 La dernière moitié seulement du travail de Festus, à partir de la lettre M, nous a été conservée et encore avec de grandes lacunes et altérations; nous ne connaissons la première partie que par un abrégé, fait au huitième siècle de l'ère chrétienne, par un moine du nom de Paul, Paulus diaconus. ^ous citerons les deux parties sous le nom de Festus, d'après l'ordre adopté par Jacques Godefroi (Gothofredus), dans l'ouvrage cité à la note précédente, tout en suivant pour le texte l'édition de C. 0. Muller.

* Nous avons, sous le nom d'Asconius Pedianus, des commentaires sur neuf discours de Cicéron; mais ceux sur la divinatio in CœciUum et sur les discours contre Verres paraissent avoir une origine beaucoup plus récente. On a l'habitude de les citer sous le nom de Pseudo-Asconius.

5 Nous citerons les commentaires et les scolies sur Cicéron, d'après l'édition d'ÛRELLi et Baiter, dans Ciceronis opéra, tome V. Zin-ich, 1855.

6 P'irmi les diverses éditions de ces Scriptores rei agrariœ, les plus connues sont celles de GoESius, Rei agrariœ aiœlores, Amsterdam, 167i et de M. Lachmann. Celle-ci forme, sous le titre spécial : Gromatici veteres, le tome premier de l'ouvrage : Die Scliriften (1er riimischen Feldniesscr, heraiisgegeben und erldutert von F. Blume, K. Lachmann und A. Rudorff. Berlin, 1858. Comme cette dernière édition est de toutes la plus complète et la plus coirecte, nous la suivrons dans nos citations, tout en renvoyant, quand c'est possible, ii l'édition de Goesius.

sous les Sévère avec ses abréviateurs Jo. Xiphilinus et Jo. Zonaras, Zosime au commencement du cinquième siècle, Procope vers le milieu du siècle suivant. Nous possédons en outre un ouvrage utile d'un contemporain de l'empereur Justinien, Jo. Laurentius Lydus, intitulé : Ilept à^yjùv rriç 'Vcù^aim TtoAiTziaç, de magistratibus reipiiblicce romance.

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