INSPECTION GÉNÉRALE DES FINANCES
1er mai au 15 novembre, sans compter les missions spéciales, survenant en dehors de cette période normale. Les départements sont répartis en dix circonscriptions (1), dont chacune est inspectée, trois ans de suite, par le même inspecteur général, assisté d'un certain nombre d'inspecteurs. Dans cet intervalle de trois ans, les divers services financiers doivent avoir été tour à tour passés en fevue. .Mais tous les agents de chaque service ne sont pas vérifiés : la chose serait matériellement impossible à l'égard des agents inférieurs. L'inspection des finances choisit, chaque année, par épreuve seulement, un nombre restreint de ceux-ci, se réservant toujours cependant de contrôler les chefs de service, qui résument, dans leurs écritures et leur responsabilité, les travaux de leurs subordonnés.
Chaque inspecteur consigne dans un rapport les résultats de son inspection. L'agent vérifié peut répondre aux critiques dont il est l'objet dans la colonne du rapport qui Lui est réservée à cet effet. L'inspecteur général annote les observations de ses collaborateurs, après la réponse de l'agent vérifié et celle de son chef de service, s'il y a lieu. Il transmet le tout au ministre, avec une lettre d'envoi, dans laquelle il expose, non seulement les principaux faits locaux, mais les idées générales de réforme et de perfectionnement qui s'en dégagent.
L'inspection des finances, par sa position supérieure, son émanation directe du ministre, ses apparitions inopinées, constitue un des contrôles les plus redoutés et les plus efficaces que nous ayons encore rencontrés. Étrangère aux relations et aux habitudes locales, elle représente l'uniformité de la règle, et fait respecter, dans toute la France, le texte strict de la loi, sans ménagements, ni routine, ni défaillance. Elle concourt, en un mot, d'une manière prépondérante, à maintenir dans sa rectitude et sa vitalité notre belle organisation financière.
(1) L'Algérie compose, en plus, une tournée spéciale.