GOG
ses déclarations a posteriori. Mais un tel sacrifice ne lui est pas demandé. Il s'agit seulement de compléter par des prérogatives subsidiaires, plus en rapport avec l'état présent de notre organisme financier, ses attributions actuelles, qui demeureraient intactes. L'avènement du régime parlementaire et le développement des services budgétaires ont créé, en effet, depuis le début du siècle, des nécessités nouvelles de contrôle. Les barrières lointaines du contrôle aposteriori ne sont plus suffisantes. Au milieu de la masse toujours croissante des opérations de recettes et de dépenses et de la constante mobilité des titulaires des départements ministériels, les vérifications, pour demeurer efficaces, ont besoin de pénétrer au sein même des faits contemporains. Il faut enserrer, dans des formalités plus rapprochées, la responsabilité des ministres ordonnateurs ; il faut éclairer le Parlement, d'une manière plus immédiate et plus incessante, sur l'exécution de ses volontés. Or, aucune autorité, nous l'avons dit, en dehors de la Cour des comptes, ne peut remplir, en France, cette mission devenue essentielle, à moins de l'attribuer au Parlement luimême, ce qui serait un grand malheur.