‹ Cours de géométrie analytiqueChapitre 25 sur 78 · Considérons, en premier lieu, l'équation du second degré · texte numérisé non relu

Considérons, en premier lieu, l'équation du second degré

Ax*-f Bx + C = o.

Si on désigne par a et 6 les deux racines de l'équation x' -)~t ^ H~T

= o, la première peut se mettre sous la forme

On y satisfait en posant : x — a==o,x — b = o. L'équation proposée

se partage en deux autres du premier degré et représente deux droites

parallèles k l'axe des y. Ces droites sont réelles cl difFérenles si B' — 4AC

> o, imaginaires si B> — 4AC < o, et elles coïncident lorsque B* — 4AC

^ o; car ce sont les conditions pour que les racines a et b soient réelles

et différentes, imaginaires et égales.

D,gnz.dbvC00gle

L'équatioo du degré m

doDDe m racines réelles ou imaginaires a, b, e, d.., l; on peut écrire (x-a){x-6)(x-c){x-rf)...(i-0 = o.

D'où on tire les m équations

x^a = o, X — 6 = 0, X — c^o,..., X — 1^0, qui représentent m droites réelles ou imaginaires parallèles à OY. De même l'équation

y- + B,y— <H-B.y— 'H hB-.y + B. = o

définit m droites pamllèles ii l'axe des x.

Donc toute équation du degré m, qui ne renferme qu'une coordonnée, représmUe m droites rieUes ou imaginaire» paratlèlet d ta coordonnée qui ne se trouve pa» dam l'équation.

M. Soit maintenant l'équation homogène du second degré Ay' + Biy + Cr' = o, c'est-à-dire, une équation où la somme des exposants des variables x et y est égale à 2 dans chaque terme. Si on la divise par x*, on a

En regardant— comme l'incoaaue, l'équation a deux racines a et 6, et elle se transforme en

k('^ — a\(^ — bj = o ou A(s — ax)(y — 6x) = o.

On y satisfait en posant

y — ax = o, y — 6x = o ;

l'équation proposée représente deux droites qui traversent l'origine. L'équation homogène du degré m est de la forme

y- + A.y--'x + Aiy"-'x' H H A.(yx— ■ -j- A»!- = o.

En U divisant par z~, elle devient

D,„„.db,Coogle

Soient a, b, c,..., l, les m racines de l'équatioa résolue par rapport à - ; DO pourra remplacer l'équation donnée par les m équations

y — ffx^o, y — bx = o,,..,y — tr = o, qui donuent m droites passant par l'origine.

Donc toute équation homogène du degré m représente un tystéme dt m droilea iêêues de l'origine.

4T . Trouver Sangle des deux droites de l'équa^n Ay'4- Bxy+Cx*=o. Les équations des droites étant t/ — ax = o et y — 6x^=0, on a:

tang f = 7; mais a et 6 sont les racines d'une équation du

second degré, et on doit avoir 0 + 6 = — -i a6 = -. D'où on tire

a — 6 sa ^/^a 4" 6)' — 406 = ; en substituant, on trouve

Ung9 = |/B'-4AC A + C Les droites sont perpendiculaires si A-|-C=o, et parallèles si B* — 4AC = 0; mais comme elles passent par l'origine, elles doivent coïncider dans ce dernier cas. Avec des axes obliques, la condition de perpendicularitè serait ; A + C — B cos 9 ^ o.

4S. Chercher l'éqvation de» bisiectricet des droites reprisetOées fur Ay* + Biry4-Cx» = o.

On sait que les bissectrices des angles des droites y — ox = o, y — bx = o sont représentées par les équations y—ax y -

En multipliant membre b membre, il vient

(y — ax)* (y — &J^)'__ ,+a» 1+6'

Après avoir cliassé les dénominateurs, on trouve l'équation do second degré

(a + 6) y' + aary (i — ai) — (a + 6) X* = o

D,gnz.dbvC00gle

— ss —

qui reprëeente les bisscctiices. Si on substitue à valeurs, elle devient

Les bissectrices existent toujours, même si B* — 4AC < o, ou lorsque

les droites proposées sont imaginaires; car, si on pose z=- > l'équation

B toujours des racines réelles.

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