Cas particulier des dislances normales. — Si
1, = aj = = a»i =5» c'est-à-dire si les n distances AB|, ABj, , AB„
sont normales, les centres de courbure B^ , p^, P», se trouvent sur ces droites
mêmes, les angles oi^, coj, , <ù„, sont nuls et on retombe sur ce théorème
anciennement connu :
La normale \N est dirigée suivant le vecteur résultant des vecteurs
dirigés respectivement suivant AB,, ABj, , AB„.
Ce théorème, démontré par Fatio de Duiller, le marquis de Lhopital et Tschirnhausen, a été étendu aux surfaces par Poinsot.
Lorsqu'on suppose que les courbes (B|), (Bj), , (B») se réduisent à deux
droites rectangulaires, on retrouve la détermination de la normale en coordonnées cartésiennes.
Si elles se réduisent à deux points, on obtient la détermination de la normale en coordonnées bipolaires.
Exemples. — 1" Si les courbes (B^) et (Bj) se réduisent à des points B^ et B.> «t gi l'équation (1) a la forme
l^-\-l^—k = o, k étant une constante, la courbe (A) est une ellipse de foyers B, et B^, et on a
Donc le théorème général montre que, dans ce cas, la normale AN est dirigée mivant la bissectrice intérieure de V angle B^AB,. C'est la construction bien connue.
Pour l'hyperbole, il suffit de changer le signe de /g ; on trouve alors la bissectrice extérieure de l'angle B^AB^.
^ Si la courbe (B^) se réduit à un point B,, et la courbe (B^) à une droite, et si Téquation (i) a la forme
la courbe (A) est une parabole dont B^ est le foyer et (Bj) la directrice. Comme on a ici
on voit que la normale en A est la bissectrice extérieure de V angle B^ABj. C'est le résultat connu.
3^ Si la courbe (BJ se réduit à un point, que la courbe (B^) soit un cercle, et que Téquation (i) ait la forme
a^l^ -f" ^2^-2 ^~ ^ï Af et a^ étant des c(mstantes, la courbe (A) est un ovale de Descartes^ei Ton a
d'où la construction de la normale.
4'' Si les courbes (B|) et (B^) se réduisent à des points B| et B^ et que l'équation (1) ait la forme
k étant une constante, la courbe (A) est une lemniscate de foyers B, et B,.lci,