‹ Cours de géométrie élémentaire à l'usage des lycées et colléges et de tous les établissements dChapitre 117 sur 177 · LIVRE V · texte numérisé non relu

LIVRE V

Tltéorème*

857. A des angles dièdres égaux correspondent des angles rectilu gnes égaux , et réciproquement.

i* Soient ABDC^ GHEF deux dièdres égaux , auxquels corres- ^ ^ pondent les angles rectilignes ABC, GHF. Je fais

coïncider les deux angles dièdres ; pour cela je pose le plan GHE sur ABD, en mettant BD sur HE et le point H en B; cela fait, le plan FHE coïncide de

M. lui-même avec CBD j autrement, l'angle dièdre GHEF J serait plus grand ou plus petit que ABDC. Les plans coïncidant et la ligne HE étant sur BD, HG perpendiculaire à HE coïncide avec BA, perpendicu-

laire à BD ; HF coïncide de même avec BC; les an-

I ^^^ gles rectilignes ABC, GHF coïncident et sont égaux.

Réciproquement, quand les angles rectilignes ABC, GHF, correspondent à des dièdres BD , HE , sont égaux y ces dièdres sont égaux.

En effet, transportons la figure GHEF sur la figure ABDC, en mettant le plan GHF sur ABC; les angles rectilignes étant égaux pourront coïncider; HG se placera sur AB et HF sur BC; les plans ABC, GHF coïncidant, le point H étant en B, la ligne HE perpendiculaire au plan GHF ( n® 229) coïncidera avec la ligne BD perpendiculaire au plan ABC. Cela étant, les plans GHE, ABD, passant par les mêmes droites AB, BD qui se coupent, coïncideront; les plans FHE, CBD de même.

2S8. CoROLLAiRiî. A un angle dièdre droit correspond un angle

rectiligne droit , et réciproquement.

Soit le plan AP perpendiculaire au plan MN (n® 255); menons à Tintersection, AB, une perpendiculaire 10 dans le plan AP et une perpendiculaire COD dans le plan MN.

Les deux angles dièdres PABN, PABM étant égaux,leurs correspondants rectilignes lOD, lOC sont égaux; ces angles rectilignes sont adjacents dans le plan ICD; donc ils sont droits.

La réciproque est évidente.

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COURS DB Qt(WÉTRIB.

S39. En général , deux angles dièdres iont entr^ eux comme les angles rectilignes correspondants.

Supposons qu'une conunune mesure ABI des angles rectilignes

soit contenue trois fois dans ^ ABC et quatre fois dans EFO; par définition , le rapport de ces angles rectilignes^

ABC EFO

Faisons passe? un plan, dans chaque dièdre, par chaque ligne de division de l'angle recliligne et par Taréte; nous avons ainsi sept angles dièdres, partiels, ^gaux comme correspondant à des angles rectilignes égaux; il y a trois de ces dièdres dans le dièdre proposé ABDC, quatre dans le

dièdre EFCO. Donc ^^^^

3 ABDC^ABC^^^Q^p^j^^

EFCO 4' EFCO EFO Évidemment cette démonstration s'applique quelle que soit la commune mesure des angles rectilignes ou dièdres j notre théorème est donc vrai en général.

IflSURB DES ANGLHS DiÈDaCS.

260. Un angle dièdre a pour mesure Sangle rectiligne qui lui correspond.

Mesurer un angle dièdre, c'est trouver son rapport à Funité des angles dièdres.

L'unité des angles dièdres est Tangle dièdre droit, conune l'unité des angles rectilignes est Tangle rectiligne droit ; nous avons vu que ces deux unités se correspondent (n'' 258).

Cela posé, si on considère un dièdre quelconque ABDC et rangle rectiligne correspondant ABC, on a d'après le théorèniQ précédent:

LIVEB y. 159

ABDC __ ABC i dièdre droit "^ i droit *

Le nombre qui exprime la mesure de l^angle dièdre est égal à

celui qui exprime la mesure de l'angle rectiligne; c'est ce que

signifie renoncé précédent. Ex. : si Tangle ABC = -- droit, Tangle

dièdre ABDC vaut les 3/4 d'un angle dièdre droit.

Rrhàrqub. Mesurer un angle dièdre revient à mesurer Tangle rectiligne coiTCspondant; mesurer celui-ci revient à mesurer Tare de cercle décrit de son sommet comme centre et compris entre ses côtés. Mesurer un angle dièdre se réduit donc en définitive à mesurer un arc de cercle.

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