‹ Cours de géométrie élémentaire à l'usage des lycées et colléges et de tous les établissements dChapitre 173 sur 177 · LEVÉ DES PLANS · texte numérisé non relu

LEVÉ DES PLANS

qués soit dans le iilan des centre

s. Le linilie est fixé par son {fig. 13) , à une lîgfl ff qui traverse à frottement une sphère ge d'environ 0,02 de diamètie. Cette sphère est embrassée pu' deui coquilles k que l'on peut rapprocher an moyen d'une vis t de manière à la Qxa. Cet asseiablage porte le nom de genou à coiptilte». Il est V tei'minéparupedouilletr, cylindre creux, / dans lequel s'emmanche l'axe M d'un trépied T qui porte l'Jnstnimeat. Les trois branches en bois de ce trépied, terminées en fer de lance, s'agipliquent au moyen de vis de pression, ti, v', contre les feces du manche M ci-dessus indiqué.

26. Ou nomme pinnule (/tg, M et 12) une plaque A de cui- V vre portant, dans le sens de sa longueur, deux feules situées l'une ' au-dessus de l'antre. L'une de ces fentes, qui est très-étroite, est appelée œilleton; l'autre, assez large, s'appelle une croisée. Un fil très-fin, dirigé dans )e sens de la longueur de La pinnule, divisé la croisée en deux parties égales.

a7. L'alidade à piimules {fig. 12) est une règle portant perpendiculairement à ses deux extré- . , miles deux pinnules. Dans l'une >^^~ d'elles A, l'œilleton est en bas; dans l'autre, B, au contraire^ c'est la croisée qui occupe la partie inférieure, et l'œilleton la partie supérieure. Par cette disposition, on aperÇrOit le fi) de l'une quf Iconqiie des croisées, en approchant son œil de l'œilleton opposé; la direction du rayon visuel qui va à ce Dl prend le nom de ligne de visée. Un point visé doit être caché par le fîl.

Quand ou vise une ligne jalonnée, le. plumier jalon visible (|pit uicher les suivunis, et être coupé lui-même daus le sens de sa hauteur par les lils réunis dus pinnules opposées.

iW COVM BB «&OIIÊTRIB.

#.S8. Pour mesurer un angle, BAC (/tg. 14], avec le grapbomètre, il suffit de connaître le sommet X, et un point bien indiqué sur chaque côté; on commence par assujettir, à frottt^enl doux, te genou de l'instrument; puis on dispose le pied de manière que l'axe de la pièce M, diri^ verticalement, passe par le sommet, A , de l'angle cherché ; on se sert pour cela d'un Gl à plomb attaché à cette pièce H et qu'on laisse tomber. Le (ned étant convenablement disposé, on serre les vis de pressÛMi v et i>', puis on dis|K>se le graphomètre à l'aide de sa douille; on bk tourner la S|Aère g entre les coquilles jusqu'à ce que le plan du Kmbe contitmne les deux points B et C; avec un peu d'habitude on y arrive après quelques t&tonnements. Enfm on fait tourner lu limbe , dans son plan , jusqu'à ce que la ligne de foi ait ta direction, AC, de l'un des cAtés de l'angle, et on fait mouvoir l'alidade mobile jusqu'à ce que sa ligne de visée coïndde avec la direction de l'autre cAté, BC. L'arc B'C, alors compris entre le zéro du limbe et le zéro du vernier (le point qui correspond au fit de la croisée mobile) donne la mesure de l'angle.

S9. Lbvb *n GKAFBoidTRE. Mélhnde par intenectiotu. La mesure directe des longueurs sur le terrain, même quand il s'agit d'un levé peu important, présente toujours de grandes difiîcultés; il peut même arriver que des accidents de terrain, des ob^cles la rendent impraticables. L'emploi du graphomètre est ordinairemoil plus rapide et plus commode , et donne des résultats plus exacts.

(') Les BlidadM do graphomètre peuvent être Tem[dic4ea aTtatageucement par des lunettes muDiea de tUUmIu [V. la Pbjrglque ou la Cosmographie). L'une d'elles est flxée au-dessous du limbe suivant son diamètre; l'autre peut tourner autour du centre du limbe, au-dessusi chacune d'elles est rounie d'une Tls de pregglon qui permet, étant deesenée, de lui donner an mouvement rapide ; une vis de rappel sert 1 lui donner m mouvement lent Aven In aHdadni t lUKPtfPs on cihllent [dnii de pri'f inlnn dann In vir^. . .

Ltné DBS PLANS. 349

ScHt ABCDB (fig. 1S) le terrain dont on veut )ever le plan. On commence par mesurer, à la dialne, avec beaucoup de soin une droite, MN, des extrémités de laqudle on puisse apercevoir les sigoaux A, B, C, D, E; cette droiteest ce qu'on appelle une base. On place le grapho- /^.

mètre en M, et on mesuK les angles . AMN, BMN...; puis on se transporte en N, et on mesure les angles ANM, BNM... Après ces opérations le plan est levé; il ne reste plus qu'à le rapporter (n* 2).

Pour cela on trace sur le papier une ligne mn représentant la base MN, àTéobelle adoptée (n° 12); puis on construit successivement, à l'aide du rapporteur (n* 114], les triangles amn, bmn, etc., dont on connaît les angles. Enjoignant les points a,b,c..., on a sur le plan tons les points qu'on veut y rapporter (*].

30. Méthode par cheminements. \^ Le procédé précédent porte le .nom de méthode par intersections. '

Il n'est guère applicable quand il s'agit de lever le plan d'un bois, ou de tout autre terrain gêné par des obstacles nombreux. Dans ce cas on a recours à la méthode par cheminements ; c'est-à-dire que^ cheminant le long du contour ABCDE, on mesure successivement les côtés et les angles du terrain. On ne doit pas oublier alors d'^pliquer comme moyen de vérification le théorème relatif à la somme des angles d'un [lolygone {n° 3b).

31. Rbmarqdb. L'emploi du grapbomètre permet d'obtenir les angles avec une assez grande exactitude; si on mesure la base avec grand soin , on a par son moyen une représentation assez exacte de la figure qu'on veut reproduire sur le papier.

(*) Les trltngles otnn, bmn, ... sont respectlveinent sembliblei i AHN,

™ , , , ,. AM MN BM MX . ^. . AM BM . ,

Bm , eto. , d où téaulte — — — i ;— = — , etc., d'où — = -r—t etc. Le»

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COtlItS DB GËOKftTRIR.

k FLAHCHRTTR.

52. Quand on n'a pas besoin d'une trte-grtnde ^i)j|îiM ft qn'on veut opérer rapidement, on fait un^ d^m ifiift'HMot à raide duquel on peut àla fois lever el rapport» le filaiL'-.

Plakchctte. La planchette est une plnndie k à6mitur,'fàtbi\eoient dreosée ^. 16], sur'-' laqiMUe on tenil nDéimirfasiiBiRft feiu|lf« de papier, au moyen de deux peUto «ylîndres mobiles sur leurs axes, disposés k cet effet sur les bords de la planchette. Celleci est supportée, comme le graphomèlre, par un genou k coquilles et un pied à trois branches. Un petit niveau à bulle d'air que l'on pose sur la planchette, dans différentes positions, pprmet de rendre la planche horizontale.

La partie mobile de cet instrument est un alidade ii deux pinnules verticales, AB (n" 27). Elle est évidée de manière que son bord intérieur soit dans le plan vertical qui passe par les deux axes {les fils) des fânnides.

Lever un ongle. Pour lever un angle au moyen de la plancbetle , on la place de manière qu'un point a de la planchette soit sur ht verticale qui passe par le sommet A de l'angle; un fil à plomb partant de a, que l'on laisse tomber, aide à remplir cette première «onditiojij on enfonce ensuite en a une aiguille très- fine; appuyant le bord intérieur rie la règle contre cette aiguille, on vise un jalon B, ou un signal quelconque, placé dans l'alignement AC d'un des côtés de l'angle, et on (race une lign<! ab le long de la règle, «vec un crayon très-fin. Enfin on vise de même un jalon C, ou uu signal, placé dans la direction du second cAté de l'angle; on tire at ; l'angle cherché bac se trouve ainsi dessiné sur la planchette.

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