‹ Cours de grammaire historique de la langue française (volume 2)Chapitre 11 sur 57 · Les langues celtiques se divi-nt en t · texte numérisé non relu

Les langues celtiques se divi-nt en t

gaulois, qui se parlait en 6^"1« *' ^^^^ues r^re" inscriptions; 2fe iT- siècle : ou nen PO^«^<l«^^"^XÎaBas,e-Bretagne française les idiomes bretons, conserves .^l^""..!^, j^j^'/^ier e„^ore en Goret le pays de Galles, et 1»^1" ^"^^'^^^i^^riT encore parlé par nouailles; 3» le gaélique, ««"'P/^^^'l^Vans en r ande, le^gaélique

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Sialecte de l'île de Man.

forcé les Hispano-Romans à se réfugier vers le nord, laissant sur la côte orientale de la péninsule de vastes régions désertes ; des Roussillonnais franchirent les Pyrénées, s'établirent dans la Catalogne et la province de Valence et dans les îles Baléares, où ils apportèrent un dialecte gallo-roman, le catalan.

Par ce quadruple mouvement de contraction et d'expansion se formèrent pour le domaine gallo-roman de nouvelles limites qui, depuis, n'ont guère changé jusqu'à nos jours, sinon que le gallo-roman a légèrement gagné çà et là sur les idiomes voisins.

7 Limites du gallo-roman. — On ne ])eut donner avec précision les limites du gallo-roman que sur la ligne où il est en contact avec des idiomes non latins.

Nous partons du nord et suivons les contours du gallo-roman, en descendant vers l'est et le sud. La ligne part de Gravelines (dép. du Nord), pénètre en Belgique près d'Armentières, et se dirige en ligne presque droite jusqu'au sud d'Aix-la-Chapelle ; de là, elle descend brusquement à angle droit vers Longwy (dép. de la Meurtheet-Moselle), incline vers l'est dans l'Alsace-Lorraine, traverse l'ancien département de la Moselle, dont un tiers àLouest et au sud-ouest est de'langue française ; celui de la ]\leurthe, qui ne donne à l'allemand qu'une bande étroite au nord-est ; celui du Bas-Rhin, dont un point au sud-est parle français, et celui du Haut-Rhin, qui est de langue allemande, sauf dans la région du sud-ouest; ])énètre en Suisse au delà de Laufon, donne au roman le canton de Berne dans sa partie ouest, les cantons de Neuchatel, Vaud et Genève, et la moitié des cantons de Fribourg et du Valais ; longe ensuite au bas du Valais la limite italienne du Piémont qu'elle suit jusqu'au delà de Menton.

8. Limites plus précises. — De Gravelines à la frontière belge [dép du Nord^) — La ligne part à l'est de

1. D'-iprès M. de Coussemaker, Annales du Comité flamand de France, f, ]). 377

Gravelines, la \ille de langue romine la plus sejLtenlrionale de l'Europe, suit la limite du département du Nord jusqu'auprès de Saint-Omer, où elle la dépasse légèrement (dans le département du Pas-de-Calais), pour la reprendre vers Renescure jusqu'à Thiennes. De là, elle remonte au delà de Merville, Steenwerck, Nieppe, atteint la frontière, qu'elle longe en suivant le cours de la Lys, d'Armentières à Comines etHalluin, et pénètre en Belgique.

La région du département du Nord située en dehors de ces limites est occupée par le flamand, dialecte basallemand voisin du hollandais. Elle comprend: 1® Tarrondissement de Dunkerque, moins un coin à Test, et moins, au centre, Bergues elles villages environnants; 2** l'arrondissement de Hazebrouck, sauf une large bande au sud-est et au sud. C'est surtout dans les campagnes que se parle le flamand : le français est la langue des villes et fait, d'ailleurs, de jour en jour, des progrès marqués sur son rival, qui est appelé à disparaître.

En Belgique^ . — La ligne pénètre dans la province de Flandre occidentale et laisse au français Mouscron, Luingne, Herseaux, Doltignies, Espierre; puis elle suit la limite frontière commune de la Flandre orientale et du Hainaut, j)our descendre sous Lessincs et Enghien, d'où elle remonte et pénètre dans la province de Brabant. Dans le Brabant, elle passe à Saintes et à Tubize, puis à Braine-le-Château, Wauthier-Braine et Brainel'Alleud, au-dessus de Waterloo, la^ Hulpe, Wavre, Archennes, Bossut, Beauvechain, l'Ecluse, Jodoigne, et atteint la frontière nord-ouest de la province de Liège, dont elle laisse au flamand un coin comprenant Houtainl'Evêque et la partie nord-ouest. Dans le Limbourg, notre ligne passe sous Tongres, au-dessus d'Otrange, Herstappe, Roclenge, Bassenge, Wonck, Eben-Emael, Lanaye, puis redescend dans la province de Liège, en franchissant la Meuse sous Visé.

De Visé, elle tourne au sud-ouest, passe au sud

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