‹ Cours de grammaire historique de la langue française (volume 2)Chapitre 46 sur 57 · I. Chute des consonnes médiales et finales · texte numérisé non relu

I. Chute des consonnes médiales et finales

99. Consonnes médiales. — A la lin du xi® ou au commencement du xii® siècle, les muettes médiales disparaissent pour la plupart : à savoir les dentales (d primitif et d substitut de t), et la palatale g, substitut de C :

aud|re

odir

ouïr

*cadere

chader

clieoir^ choir

patrem

pedre

père

fr^trem

fredre

frère

sectirum

(segur)

seûr^ sûr

carruca

(charrugue)

charrue

100. Consonnes finales. — Les dentales finales, si elles n'ont jamais été en contact avec d'autres consonnes \ ont un destin semblable à celui des dentales médiales :

virtutem

vertut

vertu

fidem

feit

fei, foi

contât

chantet

chante

Toutes les autres consonnes finales, précédées d'une consonne ou d'une voyelle, tendent à disparaître, quand elles sont suivies de mots commençantpar une consonne. La même cause agit au pluriel des substantifs et des adjectifs, qui perdent devant l's de flexion la consonne finale du radical, quand c'est une palalale ou une labiale

1. Voyez § 66 et 68. Ex. : tantum, tant ; cattum, chat habuit, ot.

le coc, les cos; le drap, les dras. Au xiv® siècle, la consonne du singulier est habituellement écrite au pluriel (les cocs, le^ draps) ; mais elle ne se prononce pas. Cette différence entre le singulier et le pluriel explique la forme que présentent un certain nombre de substantifs dans la période moderne. On prononçait la clef, les clés ; le baillif , les baillis : on tira du pluriel les singuliers modernes clé, bailli (§167).''''^'^^^'-^'^^^^ ^a^,.-

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