‹ Cours de grammaire historique de la langue française (volume 2)Chapitre 47 sur 57 · II. Consonnes chuintantes et sifflantes · texte numérisé non relu

II. Consonnes chuintantes et sifflantes

101. CH, J ET TS ou Z. — Au xiii® siècle, la prononciation tch se réduit à la prononciation actuelle ch. De même ç devient s, de ts qu'il était à l'origine.

Il est toutefois une série de mots où l'on trouve c (q) au lieu de ch correspondant au c latin devant a (§ 73) et ch au lieu de s (c) correspondant au c latin devant e, i (§ 72). Ce sont des mots importés du normand et du picard oii le c, dans ces conditions, subissait un traitement différent de celui qu'il a subi en français. Tels sont d'une part : bocage, flaque^ caillou, camus, calumet, franquette, freluquet, maque, etc., et d'autre pdiVlc/ioper, fauc/ion, grincheux, hercher [k côté de herser). Les mots caboche pour chabosse et cacher on pour çhasseron nous montrent réunis les deux phénomènes. ' . ^y^^^-

\^^i Le z final se réduit également au son d's simple, quoique l'écriture le conserve le plus habituellement. Ainsi, bontéz, prononcé jusqu'au xiii® siècle bontéts, devient bontés-, mais on continue à écrire bontez. Nous conservons encore aujourd'hui le z à la 2® personne du pluriel des verbes. Par analogie, quelques monosyllabes, chez, nez, rez, ont remplacé s par z (cf. 125 n.)

Le j ou g perd également le son dental par lequel il commençait : ja prononcé auparavant dja se prononce dès le xiii^ siècle comme nous le prononçons aujourd'hui dans dé-jà.

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