II. NÉGATION
Le français a une négation pleine non ou ne. Les particules négatives venues du latin ont besoin ellesmêmes de ce ne o\x de ce non. La négation se fait accompagner de noms ou d'adverbes positifs : ne... pas ^ ne..» point ne sont pas plus énergiques que le latin non.
480. NON. — Non, du latin non, s'est maintenu sous cette forme jusqu'à nos joues, quand il est accentué. Mais l'emploi en est beaucouj) plus restreint dans la langue actuelle que dans l'ancienne. En effet, en ancien et moyen français, il s'employait devant un mode personnel, surtout avec les verbes être, avoir et faire : « Dient il voir que la garde de Vabaie est moie? — Certes., Sire, fi Je, non est, ains est moie y> (Joinv. 676). Chil Buriles disait que le terre que Esclas tenait devait estre soie, et Esclas disait que non faisait (H. de Valenc. 545). Par ma foi non ay [Cent. ;zowp., I, 331). Non feront^ non, disait la mère (Bon. des Pér., Nauv. récr., II, 288). De même encore au xvii® siècle : J'en ferai de même si le puis, mais non ferai si... [MaXh., III, 55). Hon ferai, de par
tous les diables {^lo\.,\ll, 188). H on sera sur mon âme (Lai Font., IV, 346). En moyen français, on l'employait en outre fréquemment devant l'infinitif et le participe présent ; c'est de là que nous viennent nonchaloir, nonchalant,
nonobstant. Il ne s'emploie plus guère, depuis le xvii^ siècle, que comme adverbe absolu déterminant un 'verbe sous-entendu : Le ferai-je? Non. Je dis que non, m pour nier un des termes de la proposition : Je désire \du vin et non de la bière. Il est resté aussi dans quelques ►entions particulières : sinon ^ sinon que., non que., non feulement., et dans d'autres composés que nonchaloir., lonchalant., nonobstant., comme : chose non faite., nonpareille., non-sens^ non-valeur., etc.
wt 481. Ne. — Ne est l'affaiblissement de nen, qui lui- Bmême n'est, en ancien français, autre chose que la forme atone de non. L'ancienne langue employait ne aussi librement que non. L'usage moderne en a considérablement réduit l'emploi.
A. Emploi de ne dans la proposition principale. 1** Jusqu'au xvi^ et au xvii® siècle, ne se rencontre dans les phrases optatives ou impératives :
Mes del seireviant ne vos griet.
[Chev. Lion, v. 6626)
Ne vous en souciez [Sainiré, 260). Ne manquez, sitôt la présente reçue , de m^ envoyer (La Bruy. II, 10). Encore aujourd'hui : A Dieu ne plaise. Ne bougez d'ici (arch.).
2° Ne s'employait dans des constructions où la négation était limitée par quelque terme comme que, fors que, mais que., se (si) non, etc. La langue moderne a conservé la construction ne... que : Il n'y a que lui. De même avec autre : // n'a d'autre ressource que de fuir. Mais ici ne se fait déjà accompagner de pas ou point : Je il' ai d'autre désir que de vous plaire, à côté de Je n'ai pas d'autre désir que de vous plaire.
3° Ne était encore employé seul quand le verbe négatif régissait une proposition elliptique.
Mis se voudrait estre a la fuie Toz seus en si sauvage terre Que l'an ne le seiist ou querre.
(Ckev. Lion, v. 2784)
C'est cet emploi que nous retrouvons dans : Je n'ai que faire de vos dons.
Et de même quand que, pris absolument dans le sens de « pourquoi », exprime un désir, une imprécation : Que ne suis-je mort! Que \\ est-il encore vivant!
4° Ne reste seul quand la proposition négative est comj)létée par une proposition relative; tel a été l'usage en ancien français comtne en français moderne : // n'y a serment qui tienne. On ne voit âme qui vive.
5° Ne restait seul quand il était suivi de rien ou de aucun. La langue moderne a ajouté nul et plus tard personne ou tout autre mot restrictif : Cela ne vaut rien. Il ne lit guère. Je ne dis mot. Je ne vous reverrai jamais.
&' Ne seul était de règle avec avoir cure, soin, pooir, dreit, garde, etc. Nous disons encore : Je n'ai cure. Je n'en ai garde. Il n'importe. Je n^ose. Je ne puis. Je ne sais, etc.
7° Ne suivi de plus ou de moins, s'employait seul jusqu'au XII® siècle : N'/ osèrent plus f/eworer (Villeh., 205"). La langue, depuis, a distingué deux sens : quand ne plus se lapporte au temps, ne reste seul : Je ne le ferai plus. Si plus exprime une comparaison, ne s'accompagne de pas, point, etc.: // rCy a ^diS plus de cinq mètres.
B. Emploi de la négation dans la proposition subordonnée.
Dans la proposition subordonnée , ne tantôt représente logiquement la négation, tantôt est explétif et est le résultat dune attraction.
1*^ Il représente logiquement la négation dans : Il y a longtemps que Je ne fai vu. Je ne ferai rien si vous ne venez. L'usage actuel a ici, dans la plupart des cas, une tendance à renforcer la négation par les mots pas et point.
2° Ne est le résultat d'une attraction, quand la phrase présente, exprimée ou non, une idée de négation. C'est ainsi que nous avons vu la négation en usage en ancien français et encore, pour certains cas, en français moderne dans le second membre d'une phrase comparative : Il est plus sage quiln" était autrefois. C'est encore
MOTS INVARIABLES -v)J
ainsi que nous disons : Je crains quilne vienne. Enipê^ chez quil ne parte. Prenez garde qu Une tombe. Onn agit pas ainsi à moins qu on ne soit fou. En ancien et moyen Irançais, les verbes nier, désespérer, défendre, etc., étaient suivis d'une proposition négative :
Ja ne vos on désespérez
Que je tôt mon pooir il an face !
{Chev. Lion, v. 5102)
M. Desmarais... défendit que l'onïiy laissât entrer homme dû monde (Malh. III, 379). Mais l'on comprend que l'emploi de la négation dans ce cas ne puisse avoir rien d'absolu. II dépend du point de vue auquel se place celui qui écrit ou qui parle, et, suivant que sa pensée s'arrête ou ne s'arrête pas sur l'idée négative que contient la phrase, il ajoutera ou non la particule ne. Aussi constate-t-on jusqu'au xvii^ siècle de nombreuses incertitudes et une assez grande liberté sur ce point; et depuis, malgré les discussions très spécieuses, malgré les règles, souvent contradictoires, édictées par les grammaires actuelles, l'usage du ne explétif est loin d'être fixé. Bon nombre d'écrivains, et des meilleurs, n'hésitent pas à supprimer ne après â moins que, comme le faisait régulièrement Corneille, ou à employer des constructions analogues à celles-ci : Pour empêcher que ceux d'Autriche empiètent cet état (Malh. III, 96) . Je mourois de peur quun autre que moi vous eût donné le plaisir d'apprendre la bonne nouvelle (Sév. I, 475). Personne na tiré d'une destinée plus quil a fait (La Bruy., 1, 335). D'ailleurs, depuis iUOO, la suppression de ce ne explétif est décidément tolérée dans tous les cas.
482. NI. — Ni vient du latin nec. En ancien et moyen français, la forme ordinaire est ne, et, dans les premiers monuments de la langue, ned devant une voyelle. Par suite, ne de nec se confondait avec ne de non. Ainsi dans ces vers :
^■Te puis dormir par nuit ne someiUier, Ne si ne puis ne boivre ne menoier.
Ne porter armes ne monter sor destrier, m'aler a messe, ne entrer en moustier.
[Prise d'Orange, v. 374)
Seuls les ne qui précèdent /?w/s représentent non; les autres représentent nec. On rencontre au xvii^ siècle quelques traces de ne pour ni : Ne plus ne moins que le pontife (Malh. I, 450).
Je ne feux un tombeau
Plus heureux ne plus beau.
(îd. I, 31)
Ne plus ne moins quemployoit au désert Rustic son diable, Alibech son enfer.
(La Font. V. 482)
// ne saura qui, quoi, n'e« quelle part N'en quel logis.
(Id. V, 44)
La syntaxe de ni, en apparence compliquée, s'explique par le fait qu'il est le synonyme de et dans une phrase négative. Tandis qu'en latin nec vaut et non, en français ni vaut et. Soit la phrase positive : Le malade mange et boit depuis deux jours; rendons-la négative; elle pourrait être : Le malade ne mange et ne boit depuis deux jours; avec cette forme, le sens serait satisfait; mais l'usage réclame la forme suivante : Le malade ne mange ni ne boit depuis deux jours. Ni n'a pas un autre sens dans les exemples suivants : Je n'entreprendrai point ni de la condamner ni de la défendre (La Rochef. II, 320).
Ni For ni la grandeur ne nous rendent heureux.
(La Font. VI, 147) Je n'ai point exigé ni serments ni promesses.
(Boileau, Lutrin, II, v. 30)
D'ailleurs, il n'est pas rare de rencontrer en ancien français des cas où et est employé là où nous nous servons de ni :
.....Molt m'est mat avenu Que je ne V ai et pris et retenu.
(Cour. Looïs. V. 1226, var.)
MOTS INVA\:!ABLES 21 J
Par contre, il arrive peu souvent que ni {ne) ait une pleine valeur négative et ne soit pas accompagné d'une particule négative : Un moine ne presche ni endoctrine le monde (Rabel., I, 149).
Qui 11' enfle de pas un ni détruit d'espérance.
(Corn., 111, 106.)
Tu ne succomberas ni chaîneras que par moi.
(Id. III, 306)
Ni n'étant dans la plupart des cas qu'un simple équivalent de et devait en conséquence suivre la syntaxe de et. La phrase : V envie., la malignité et la cabale avaient des voix parmi eux devient donc : L'envie., la malignité, ni la cabale navoient de voix parmi eux (La Font. VIII, 26). Aussi ne comprend-on guère pourquoi Vaugelas et, après lui, tous les grammairiens ont exigé la répétition de ni pour des sujets ou des compléments coordonnés ; elle ne s'imposait pas plus que celle de et.
Dans l'usage moderne , ni ne peut être accompagné des compléments de la négation pas et point; on ne dirait plus : Quil soit le premier de sa race et nait pas le liard en sa bourse, ni pas un valet après lui (Malh. II, 588) :
La uertu n était point sujette à C ostracisme Ni ne s' appelait point alors un jansénisme. (Boil. Sut. XI, V. 145)
De plus, l'usage moderne a réduit considérablement l'emploi de m, qu'il remplace dans bien des cas, soit par et soit par ou. Ainsi après sans qui, ayant une valeur négative, pouvait autrefois être suivi de ni : Elle écouta son arrêt sans frayeur ni sans foiblesse (Sév. IV, 533). Mon équipage est venu jusqu'ici sans aucun malheur, ni sans aucune incommodité (Id. III, 156).
De même, jusqu'au xvii^ siècle, et faisait place à ni quand la deuxième proposition dépendait d'une principale négative :
...Ne pense pas qu'au moment que je t'aime Innocente à mes yeux, je m'approuve moi-même^
Ni que du fol amour qui trouble ma raison Ma folle complaisance ait nourri le poison.
(Rac. III, 343)
Il n'était pas même nécessaire que le début de la phrase fût négatif; il suffisait qu'il renfermât une idée négative : Je suis trop pressé pour en faire plus cVunc copie, ni pour vous écrire davantage (Malh. III, 67). Le monastère s'est vu hors d'état cV entretenir ni médecin ci chirurgien (Rac. IV, 426).
Je serais bien fâché que ce fui à refaire Ni quelle m'envoyât assigner la première.
(Id. II, 174)
Défendit quun vers foible y put jamais entrer Ni qu'un mot déjà mis osât s'y rencontrer.
(Boil. Art. poét. II, v. 91)
Le fait est fréquent après une interrogation : Y a-t-il vertu que je révère ni que je prêche davantage? (Malh.
Il, 23) :
Penses'tu qu'aucun d'eux veuille subir mes lois, Ni suivre une raison qui parle par ma voix? (Boil. Ep. II, V. 3)
Enfin, nous avons vu (§ 374, 1°) rera|)loi de ni dans le second terme d'une comparaison, emj)loi qui a persisté jusqu'au xvii^ siècle.
483. Mots a demi négatifs. — Les mots nul^ aucun, personne, rien, jamais, guère et quelques autres s'emploient en se faisant accompagner de la négation : Nul ne prétend. Aucun n'est présent. Personne n'est venu, etc. Ces mots sont positifs étymologiquement et ne reçoivent une signification négative que de ne qui les accompagne toujours. Il n'y a d'exception que pour nul (lat. nullus) qui est négatif par lui-même, mais qui, toutefois, dès le début de la langue, s'est fait accompagner de la particule ne. Au xvi^ siècle et même au xvii®, sans doute, on le trouve seul dans des phrases négatives : Ledict cheval estait si terrible et effréné quenulausoil monter dessus (Rabel., 1, 56). Je prie a Dieu, Mesdames, que cest exemple
VOUS soit si profitable que nulle de vous ait envie de soy marier (Hept. II, 374). Mais cette construction est un pur latinisme, et il ne faut pas la confondre avec une construction fréquente en ancien et moyen français où nul est employé sans la particule ne, comme nous venons de le voir pour ni, sous l'influence d'une idée négative renfermée dans la phrase : Or oiez se onques si orrible traïsons fa faite par nule ^ent (Villeh. 222). En Venise cuidoient trover plus grant plenté de vaisiaus que a nul autre port (Id. 14). Ici nul a le sens de aucun, quelque, et, l'analogie aidant, il a fini par s'employer dans des phrases tout à fait positives : Le pape prononça grans censures contre tous ceulx qui avoient nulles choses appartenant aux églises de ladite cité (Gomm. 14). Autre exemple aussi remarquable que nul des précédents (Mont. l, 3). Encore au xvii® siècle :
Il le peut épouser sans nul empêchement. (Mol. IV, 439)
Gardons bien que par nulle autre voie elle en apprenne jamais rien (Id. VII, 391).
Aucun, personne, et les adverbes jamais, rien conservent leur valeur positive dans les interrogations : Est-il aucune récompense plus belle? A-t-on jamais vu pareille chose? Y a-t-il rien de plus beau ?
Dans les propositions elliptiques, ces mots s'emploient absolument sans ne avec valeur négative : Est-il venu quelqu'un? Personne. — Qu a-t-il répondu? Rien.
Remarquons le mot rien qui signifie, à proprement parler, « quelque chose » dans : Est-il rien de plus beau'^ mais qui, sous l'influence de ne, devient un mot à demi négatif : Je n.ai rien dit, puis s'emploie dans ce sens nouveau sans la négation : Rien ne vient de rien, c'est-à-dire « de ce qui n'est rien » ; enfin, par une dernière extension, rien devient un substantif négatif : un rien, des riens.
484. — NÉGATION FORTIFIÉE. — Déjà en latin on employait, pour fortifier la négation, des mots désignant
des objets sans valeur ; ainsi l'on disait : non facere flocci, nauci, assis, pili, etc. ne pas estimer autant qu'un llûcon de neige, qu'un zeste, qu'un sou, qu'un poil). L'ancien français, continuant cet usage, disait : ne pas priser un denier, un festu, un pois, un bouton, un ail, etc. De ces litotes la langue a conservé celles où entraient les mots miCy goutte, pas et point.
Ces mots ont à l'origine une valeur positive et désignent une petite quantité :
Que trop i avroit grant domage Se H uns d'aus Vautre afoloit Ou point de s'enor ti toloit.
{Chev. Lion, v. 6186)
(c'est-à-dire : ou s'il lui enlevait la moindre parcelle de son honneur . La construction, on le voit, est partitive; de là avec une négation :
Mais de s'espee ne volt mie guerpir.
{Rol.f V. 465)
C'est là l'origine de notre construction actuelle : // na point d'amis. Il n'a pas d'argent. Cora()arez en effet : // a trop d amis. Il na guère d amis. Il a peu d'amis. De là sans doute aussi : Je ne veux point de ceci, de cela. C'est à cette construction que se rattache celle où sans était suivi àe point de et qui resta usitée jusqu'au xvii* siècle ;
Li cuens la prent sanz point del'aiargier. [Cour. Looïs, V. 143'
Ainsi, quand les mots pas, point, mie sont accompagnés de la préposition de, ils conservent leur valeur de substantifs.
Mais de bonne heure ces mots s emploient absolument et deviennent adverbes, d'abord avec une signification positive, comme encore au xvi^ siècle : Cela esmeut une crierie et un tumulte le plus grand qui eust encore point esté sur la place (Amyot, Cam. 87], Puis ils s'employèrent régulièrement avec ne. De là l'usage actuel.
Mie a disparu de l'usage; goutte n est plus guère
usité que dans quelques locutions familières. Pas et point ont subsisté et accompagnent régulièrement la. particule ne, sauf dans les cas étudiés § 481, et cette négation composée ne dit rien de plus à l'esprit que la négation simple ne ou non de l'ancien français. Pourtant les grammairiens indiquent une nuance de sens entre ne... pas et ne... point, accordant plus de force au second qu'au premier.
L'idée négative a si bien pénétré pas et point que, dès le XVI® siècle, on voit ne supprimé dans les phrases interrogatives : A il poinct deffaict la lignée de Lanclastre? (Gomm. 407) Et me demandèrent si le Roy tien^ droit T^omX pour V enfant fid. 533). Cette suppression est fréquente au xa'^i® siècle , et on la constate encore au XVII® : Le perfide est-il "ÇdiS de retour ? [Sè^. VI, 421).
Eh bien! lui cria-t-elle, ai>ois-je pa.S raison.^
(La Font. II, 34)
Pit-il pa,S mieux que de se plaindre ?
(Id. I, 234)
Cette suppression de ne a d'ailleurs beaucoup préoccupé les grammairiens de l'époque, et Vaugelas discute longuement cette question. L'Académie se prononça contre elle, et Corneille, qui supprimait habituellement /ze dans les phrases interrogatives, se soumit dans l'édition de 1660. Ainsi :
Ce grand nom.
Marque~t-il pa.S déjà sur qui tu dois régner P
(III, 187j
fut corrigé en :
Ne fait-il pa.S trop voir sur qui tu dois régner?
Aujourd'hui, dans la langue littéraire, on ne peut supprimer la négation ne dans les interrogations , et si quelques écrivains l'ont fait, c'est par licence poétique. Cela n'empêche pas que la langue n'ait une tendance à donner de plus en plus la valeur négative aux mots à demi-négatifs dans les phrases elliptiques : Pas d'argent^
pas de Suisse. Vous direz cela? jamais de la vie. Homme simple, pas orgueilleux. Sévère., farouche^ jamais content. La langue populaire supprime même ne complètement : Cest pas vrai. Et cet emploi qui considère /?«s comme négatif a conquis sa place dans le barbarisme aujourd'hui autorisé que présente la phrase : Je n ai pas que ce livre, négation de Je n ai que ce livre.