DES GAULES
45. Caractères généraux. — 46. Chute de Tatone pénultième entre consonnes. — 47. Chute des atones finales, sauf a. — 48. L'atone contre-finale. — 49. Voyelles accentuées. — 50. Voyelles accentuées, entravées. — 51. Voyelles accentuées, libres. — 52. Diphtongue au. — 53. Consonnes troublantes. — 54. Action troublante de la palatale. — 55. Action troublante de la nasale. — 56. Action troublante de la liquide. — 57. Atones contre-toniques, initiales ou monosyllabiques. — 58. Action de la palatale sur ces atones. — 59. Loi du balancement des toniques et des atones. — 60. De l'hiatus. — 61. Consonnes. — 62. Consonnes simples initiales. — 63. Consonnes simples médiales. — 64. Consonnes simples finales. — 65. Groupes de consonnes
fallo-romans. — 66. Consonnes doubles. — 67. Groupes initiaux e consonnes. — 68. Groupes médiaux. — 69. Groupes finals.— 70. Palatales. — 71. C initial devant /, r, o, û. — 72. C initial devant e ou i. — 73. C devant e ou i en hiatus. — 74. C initial devant a. — 75. C médiat simple. — 76. C final simple. — 77. C double ou en groupes. — 78. Ti en hiatus. — 79. Q. — 80. G. — 81. /ou yod palatal. — 82. H aspirée. — 83. Modifications eu-
Î>honiques des consonnes. — 84. Résumé historique. Etat de a prononciation au x* siècle. — 85. Les voyelles. — 86. Les diphtongues et les triphtongues. — 87. Les consonnes.
45. Caractères généraux. — G*est Tépoque la plus féconde en transformations. Les sons, voyelles et consonnes, s'altèrent avec une telle rapidité qu'au bout de quatre ou cinq siècles les mots ont totalement changé d aspect et qu'on se trouve en présence d'une langue
nouvelle. C'est dans cette période que se constituent les traits les plus importants de la prononciation française. Les changements que subit alors le latin donnent la clef de la plupart des changements ultérieurs.
Les atones disparaissent ou s'assourdissent; les voyelles accentuées, sous l'action du temps fort, s'allongent, si elles sont brèves, et se diphtonguent ou se transforment. Les groupes de consonnes se simplifient ; les consonnes simples s'affaiblissent entre deux voyelles. Un besoin pressant d'euphonie supprime tout ce que le système des consonnes latines peut avoir de dur, et fait disparaître les heurts nouveaux de sons que peut amener la disparition de certaines voyelles.
Nous commençons cette étude par les voyelles, et dans les voyelles par les finales, pour remonter de là aux voyelles accentuées et aux protoniques.
Section l. — Histoire des voyelles.