‹ Cours de grammaire historique de la langue françaiseChapitre 29 sur 54 · SIÈCLE · texte numérisé non relu

SIÈCLE

eurent un sort différent, suivant qu'elles étaient libres ou entravées ^

Les voyelles libres, sous Faction du temps fort, s'allongèrent (si elles étaient brèves d'origine) et devinrent, sauf deux, des diphtongues, qui aboutirent parfois à des voyelles nouvelles. Les voyelles entravées, au contraire, furent conservées par l'entrave et, en général, se maintinrent.

Le plus souvent l'entrave existait déjà en latin. Quelquefois elle est d'origine romane, étant amenée par la chute de l'atone pénultième dans les proparoxytons (tabula : tab-la; sapïdum : sap-dum). En ce cas, l'entrave empêche l'altération de la voyelle , si elle n'est pas commencée, mais ne peut lui faire obstacle si elle est déjà produite. Ainsi : mèrulum, mér-lum, merle, mais tèpidum, tiépedum, tiép-dum, tiède,

50. Voyelles accentuées, entravées. — Dans la période qui nous occupe , elles se maintiennent sans changement, telles qu'elles existaient en latin.

à : arbôrem arbre

partem part

masculum masle, mâle

cantâvit, cantÂt chantât, chanta.

habet, at

at, a

hèrba terra

èrbe (herbe terre

pèrtica pèrdita

perche perte

débita, déb-ta

déte (dette)

mïssa

messe

epïscopum

evésque

mille

mil

quintum

quint ^

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