LV ne fait pas groupe (§ 68, l*j
2. Pour r/*il n'y a d'autre exemple en français que le mot *scro* fellaa : escràeles, écrouelles, où la médiale est tombée.
M est tombée dès les premiers temps de l'Empire romain, à la fin de tous les mots, sauf quelques monosyllabes. Le latin populaire disait rosa, moru, omine, fructu, die, en face du latin littéraire rosam, murum , hominem, fructum, diem. Mais les monosyllabes rem, meum, tuum, suum, qui avaient sans doute déjà commencé à altérer la prononciation de Tm, avant que dans les autres mots Tm finale tombât, présentent une prononciation spéciale, peut-être un commencement de nasalisation, qui dans la seconde période produira les voyelles nasales e et ô.
N est tombée, comme m, dans nomen et tous les mots en -men; le latin populaire dit nome, exame, levame, etc. Seul le mot non garde son n : il reste non, quand il est accentué, et devient nen, quand il est atone.
2° La chute des consonnes finales, et spécialement celle de m, eut pour effet de rendre finales des voyelles atones qui étaient médiales en latin ; et comme ces atones (sauf a), vers le Vu® siècle, tombèrent elles-mêmes le
f)lus ordinairement, des consonnes médiales devinrent à eur tour consonnes finales. Ainsi Tr de murum, devenu muru, puis mur.
Ces nouvelles finales pouvaient être d, v, 1, m, n, r, s. D et V devinrent t et f ; 1, r, s se maintinrent; m et n se maintinrent également, mais, peut-être dès avant le X® siècle, commencèrent à nasaliser les voyelles précédentes. Ainsi Ton eut les prononciations successives ;
fïdem, féde feit (foi)
virtutem, vertute, vertude ' vertut [vertu) amatu(m], amadu ou amado amet [amé) *capu(m), cabu, cavu ou cavo chief [chef)