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DE LA FLEXION" DE NOMBRE

Une office, pièce contenant ce qui est

nécessaire à l'office.

La relâche, lieu propre pour relâcher, ternie de marine.

Le triomphe, action de triomplier. La triorujjhe, sorte de jeu de cartes. b) La mémoire, faculté de l'esprit. Le mémoire, écrit pour rappeler à la

mémoire.

Lu remise, action de remettre. Un remii^e, voiture à quatre places.

Il y a quelques exemples de noms abstraits qui changent de genre en passant à une autre signification également abstraite, comme le tnode et la mode, la période el le période (un point delà péiiode).

4. Il ne faut pas confondre avec les noms à double g"enre certains substantifs homonymes qui ne se distinguent plus que par la différence de leur genre, comme mine^ maso., arbre, et aune^ fém., mesure. Voici ceux de ces mots qui sont les plus usités :

Un aune, arbre.

Un barbe, cheval de Barbarie.

Un barde, poète celte.

Le carpe, partie de la main.

Le coche, voiture.

Un foudre, tonneau.

Le greffe, bureau du greffier.

Le livre, volume.

Le moule, modèle.

Le mousse, jeune matelot.

Le p'jge, d'un roi.

Le plane ou platane, arbre.

Le platine, métal.

Le poêle ou poile, fourneau.

Le poêle, voile, drap mortuaire.

Le somme, sommeil.

Le souris, sourire.

/>e tour, mouvement en rond.

Le vase, sorte d'ustensile.

Une aune, mesure.

La barbe, poil du menton et des

joues.

La barde, tranche de lard.

Za carpe, poisson.

La coche, truie, entaille.

La foudre, tonnerre.

La greffe, d'un arbre.

La livre, poids.

La moule, sorte de coquillage.

La mousse, plante, écume.

La page, d'un livre.

La plane, outil.

La platine, pièce plate.

La poêle, ustensile de cuisine.

La somme, total, (luantité d'argent.

La somme, charge.

La souris, animal.

La tour, sorte de bâtiment élevé.

La vase, bourbe.

Ces mots sont complètement homonymes, car ils sont en même temps homographes et homophones, cest-à-dire qu'ils s'écrivent et se prononcent de la mc^me manière. Mais ordinairement on appelle homonymes des mois qui sont seulement homophones, par ex. : ver, verre, vers, vert.

Article IV. — Du nombre dans les noms.

.\. De la flexion de nombre § 70

1. 1j% nombre indique si Ton parle d'un ou de plusieurs êtres Il y a deux nombres : le singulier, qui désigne une seule personne ou une seule chose : le père, la UiUe; et le pluriel, qui désigne plusieurs personnes ou plusieurs choses : les phes, les tulles.

174 DK I.A F1>KX!<1X DE NOMBRE § 70

-2. Le nombre se marque (Vime manière générale, comme singulier ou pluriel, au moyen de l'article et de la flexion du substantif : le s///o//, les sillons, et d'une manière précise par les noms de nombre.

3. On forme le pluriel des noms en ajoutant s au singulier : le siUo)i, les sillons»

11 est évident que ce s est d'origine latine ; c'est le cas-régime ou l'accusatif que le français a pris comme type du substantif. Or, dans les cinq déclinaisons latines, l'accusatif du pluriel se termine en s, à l'exception des neutres, auxquels la langue vulgaire substituait souvent des masculins (g Gi).

Autrerois, on supprimait au plurielle ides noms en ant et eut; on le conserve aujourd'hui, et l'on écrit les enfants, les présents. Un seul mot fait exception, c'est gent, au pluriel gens. Beaucoup, cependant, écrivent encore, selon l'ancien usage, les en fans, les présens.

4. Les noms terminés au singulier par au ou eu prennent x au pluriel : le bateau, les bateaux. ; le chenean, les cheneaifx. ; le jeu,

les Jeux..

Il en est de même des noms suivants en ou. -bijou, caillou, chou, genou, hibou, Joujou, pou; ainsi l'on dit : les bijoux. Mais les autres mots en ou : amadou, clou, cou, coucou, écrou, filou, fou, licou, sou, trou, verrou, prennent un s au pluriel : les clous.

Ce X est un reste de l'orthographe du moyen âge, où le s final, qui était déjà muet, s'écrivait indifféremment s, x ou z ; ainsi nés pour nez, vois ou voiz pour voix.

5. Les noms en al prennent x au pluriel, après avoir changé l en u (§ 38) : le cheval, les chevaiux ; le chenal, les chenaux.

Cependant, les noms aval, bal, carnaval, cal, chacal, imrval, nopal, orignal, pal, régal, serval, et quelques autres peu usités, font leur pluriel avec .s-. Quant aux noms archal, bancal, officiai et sandal, ils ne s'emploient guère au pluriel.

Il faut remarquer que ces mots en aux ne prennent point un e avant a, parce que le singulier n'en a pas, et qu'ainsi l'on doit écrire les chevaux, et non pas les cJieveaux.

Parmi les noms en ail, les uns suivent la même règle et prennent un X après avoir changé / mouillé en w; ces noms sont : ail, bail, bétail, corail, émail, soupirail, travail, vantail, ventait, vitrail', ainsi l'on dit une porte à deux vantaux, les vitraux d'une église. Bétail (qu'on écrivait autrefois bestial) fsiit bestiaux- ail fait aulx.

Les autres mots en ail : détail, épouvantait, éventail, gouvernail, poitrail, portail, prennent un s. Attirail, aiguail, bercail n'ont pas de pluriel.

Les substantifs travail, aieul, ciel, œil, ont deux formes pour le pluriel : employés dans leur sens ordinaire, ces mots prennent X au pluriel avec changement de la finale l en u : les travaux,

§ 71 XOMS COMMUNS 175

les a'ieux, les cicxx, /es i/eux; mais ils prenuent un s saus changement, quand ils revêtent une signitication particulière : les travails (machines pour ferrer les chevaux), les aïeids (le grandpère paternel et le grand-père maternel), les ciels de tableaux, de caiTière, de lit, les œlls de bœuf.

Ail a aussi deux pluriels : aulx et a//.s, qui ont le même sens ; culs est plus usité par les botanistes. Val a également un pluriel moderne, en usage chez les ingénieurs : les vais de la Loire (Littré). L'ancienne forme plurielle vaux n'est guère usitée que dans cette expression : j^af monts d par vaux.

6. Les noms qui sont déjà terminés au singulier par s (ou z) et X ne changent pas au pluriel : la souris, les souris; le nez, les nez; la noix, les noix.

Le s terminant quelques noms au singulier est le plus souvent un reste du cas-sujet de l'ancienne déclinaison, comme /ils (filius), qui, dans le vieux français, était au cas-régime : /il (liliumi, etc. (§ 03;.

li. De l'emploi du nombre

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