FORMATION DU FKMIN'IX
r/rft-que (le c reste pour conserver le e sonore) (§ 54). Dans hlanc, franr, où le (• est muet, on le chan;^e au féminin en ch : Wrt»clie, franche. Sec, quoiqu'il ait le c sonore, fait au féminin
Le latin siccus avait pour tV'iniiiiii sicca, qui a donné régulièrement en français sèche, par le changement organique de c en ch devant la voyelle o (§ 35). On a formé delà même manière le fénainin de blanc et de franc (a. h. ail. blanch. franco).
8. Les noms de personnes, qui tous ont été originairement des adjectifs, ont des féminins correspondants dont la plupart se forment, comme dans les adjectifs, par Tadditiou d'un e : Vami, l'amie] le berger, la bergère', le veuf, la fewve; le bailli (autrefois baillif), la baillive.
Il en est de même des noms d'animaux qui marquent la différence de sexe par la différence de terminaison : le serin, la seri)(e; l'oKrs, l'ourse (§ 66).
Toutefois les noms de personnes qui sont déjà terminés au masculin par un e forment leur féminin au moyen du suffixe esse : le prince, la princesse; le nègre, la négresse; mais si ces mots sont employés comme adjectifs, ils ne changent pas au féminin : la race nègre. Deux noms d'animaux suivent cette règle : l'âne, Vânesse; le tigre, la tigresse.
Les substantifs-adjectifs ne sont pas soumis à la règle des noms en e, et l'on dit conséquemment, sans changer e en esse : une aveugle, une domestique, une malade, une Arabe, excepté toutefois ime Suissesse.
De même les substantifs artiste, adversaire, camarade, concierge, élève, émule, esclave, patriote, pupille, etc., sont des noms à genre commun qui, pour désigner les deux sexes, n'ont qu'une seule et même forme caractérisée par le e nmet (§ 68).
Enfant est aussi des deux genres : il est masculin comme nom générique et quand il désigne un garçon, il est féminin quand il désigne une fille; au pluriel, il est toujours masculin : Txiissez venir à moi les j^etit s enîsiiits»
Le doublement de la consonne finale a lieu :
a) Après e, dans les mêmes cas que pour l'adjectif: le chameau (kVorigme charnel), la chamelle; le chien, la chienne'^ le jxn/let, la jxjulette,
h) Après 0. dans tous les mots en on : le lion, lalioime; le paon, lajxwnne, et dans un seul en ot : le linot, la linotte.
c) Enfin après a, dans le cJud, la chatte ; leimysan, lajxigsaiiJie.
Quelques noms de personnes ou d'animaux ont des féminins coiTespondants irréguliers : fils, fille; héros, héroïne ; roi, reine;