Le comparatif est la qualité énoncée avec comparaison
Il y a trois sortes de comparatifs : le comparatif de supériorité., désigné par l'adverbe j>//^s; le comparatif d'égalité, formé par l'adverbe aussi, autant., et le comparatif d'/;?/V'>'/or/fc', marqué l)ar l'adverbe 7noins : Louis est plus fort — aussi fort — moins fort que Charles. Il est modeste autant quliahile (Ac).
L'adjectif hou a pour comparatif de supériorité le mot meilleur {^); 2)etit et mauvais ont deux comparatifs de supériorité : pdus petit etmoinrlre, plus mauvais ^i pire. Cen''esf jxis être bon que (Têtre meilleur qii'nn méchant. La fausseté est pire que la dissimulatio)L La hauteur est beaucoup moindre.
Le comparatif latin se marquait le plus souvent par la désinence ior, que le latin populaire remplaça par l'adverbe magis (plus), procédé que le français a adopté. Notre langue a cependant directement iiérité du latin les comparatifs meilleur, pire et moindre (melior, pejor, minoi-). Les adjectifs suivants dérivent aussi de compaiatfifs latins : majeur, mineur, supérieur, inférieur, antérieur , postérieur. Ces adjectifs ne peuvent être précédés de plus ni suivis de la conjonction que.
4. Le superlatif exprime le plus haut degré de la qualité, soit relativement., c'est-à-dire avec comparaison, soit absolument, c'està-dire sans comparaison proprement dite. Le superlatif relatif est exprimé par le plus, le moins, et le superlatif absolu par très, fort, extrêinement, etc. Louis est très fort. Jl est le plus fort de tous ses camarades.
Le latin marquait le plus souvent le superlatif par la désinence issimus [prudentissirnus, très prudent), que le latin populaire a remplacé par l'adverbe maxime (très, beaucoup); le français a formé de même son superlatif à l'aide de l'adverbe très.
Les adjectifs suivants dérivent de superlatifs latins : aj extrême, suprême, infime, minime, intime ,(\\x\ ont conservé la signilication de superlatifs absolus; hj sérénissime, illustrissime, révérendissime. Ces mots et d'antres en issime n'appartiennent pas à la formation poiiulaire et spontanée de la langue; ce sont au contraire des mots savants qui ne remontent point au delà du X\l^ siècle. D'après la même analogie, on a formé les suivants dont on ne S(^ sert qu'en plaisantant : savantissime, rarissime, etc.
(1) Pi((.s ^o« peiit se dire dans cei-tains cas : Ce u'at ni plus bon /)/ plus nuntvais. Plus ilvieiUit, plus (7 est bon (Coppée).
§ 7S dp: l'article en général l^i)