‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 151 sur 427 · Temps du présent · texte numérisé non relu

Temps du présent

1. Les flexions des temps de la première série ou temps du présent sont aiijourd'luii les mêmes pour tous les verbes, sans distinction d'origine; il faut toutefois excepter les trois personnes du singulier du présent de Findicatif et la deuxième de l'impératif, qui sont en e muet dans les verbes en er et quelques verbes en ir (§ 107) :je chant-Q^ tu nieill-es, il souffr-e; clicoit-e.

Les temps du présent, c'est-à-dire le présent des trois modes, l'imparfait de l'indicatif et le participe présent, répondent aux temps analogues de la conjugaison latine.

2. IjQpttrtkipe présent (et gérondif) se termine en «>/^ dans tous les verbes.

I II a II b IV 0)

Cbant-ant l'in-zss-ant l'art-ant Romp-ant

La flexion ant, dérivation régulière de and (umj, ant (em) des verbes en are, fut, dès le principe,, attribuée aux verbes de toutes les conjugaisons.

rt) Nous dési^înons les conjugaisons régulières parles noms généralement admis de l' pour les verbes en er, de II' pour les ver'bes enir, en distinguant les vei-bes à radical allongé par lia et ceux à radical simple par Ilb, et de IV' pour les verbes en re.

^ KfS TKMPS DU P11É8ENT 2ol)

3. Le pn'sciif de Vlndiœi'tf Xi'A qu'une forme et cette forme se compose des terminaisons personnelles. Au singulier les verbes en er et les verbes en h- cités au § 107 prennent un e muet qui rend sonore la dernière lettre du radical (§ ôO); après ce e, on omet à la 1. S. la terminaison .s des autres verbes, terminaison qui n'est pas étymoloî^ique; à la 3. S., la terminaison/, qui existait déjà dans Taucien français, tombe également après le e, excepté dans la forme interrogative. Il résulte de là que le présent a des terminaisons différentes, mais au singulier seulement, pour les verbes en er et pour ceux en ve ou eu ir.

ua fîn-i-s lin-i-s liii-i-t P. N. ohant-ons liii-î.ss-ous

lin-i.s's-ez lin-i,-^s-ent

La voyelle llnale des mots latins accentués sur la pénultième tomi)e le pfus souvent en français, à moins qu'elle ne soit un a, auquel cas elle se maintient presque toujours, transformée en e muet : ainsi canlo, cantas, cantat, produisirent chant, chantes, chantet, comme /lerdo, perdis, perdit, dounôrcul perd, perds, perdftj. Dès le XII« siècle, on commença à ajouter un e muet à la 1. S. et à retrancher le t de la 3. S., ce qui amena pour les yeux comme pour l'oreille la similitude de ces deux personnes.

4. he présent de Vim})éyatif \\'à que la deuxième ])ersoiiiie du singulier et les deux premières personnes du pluriel, et il n'a pas de première personne du singulier, non point, comme on le prétend, parce qu'on ne peut se commander à soi-même, mais parce qu'en pareil cas il est inutile d'exprimer le commandement.

Je

cliant-e

Tu

cliant-es

chant-e

chant-ons

cliant-ez

Us

chant-ent

II b

par-s

romp-s

par-s

romp-s

par-t

romp-t

part-ons

romp-ons

part-ez

romp-ez

part-ent

lomp-ent

nh

Chant-e

Fin-!-s

Par-s

Homji-s

Chant-ons

l'in-(.s«-

■eus

i':nf-ons

Houip-ons

Ghant-ez

l'in-iss-

ez

i'ait-ez

Uomp-ez

On voit que le présent de l'impératif ne se distingue du présent de l'indicatif que par Tabsence du pronom-sujet.

Chante n'a point de s, parce qu'il est formé de canla. C'est la scide forme dérivée du latin. La 1"^ et la 2™'' personne du pluritd ont été empnmlées au présent de l'indicatif. Le latin avait une troisième persomie à l'impiMatif, tant au singulier qu'au pluriel; cette forme ne peut pas subsister en franvais, parce qu'elle se confondiait avec la deuxième persomie du singulier, et qu'il n'y aurait pas, comme dans les antres temps, le priuiorn-sujet pour les distmguer (J^ 101).

5. Le présent du snhjoiictif est caractérisé par la forme e, qui se change en / devant les terminaisons personnelles ans et ez; mais ce i ne sonne pas comme voyelle, c'est un / consonne qui

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