TEMPS DU TASSE
§ lui^
a la ^ aleur du y français et forme une diphtongue (impropre) avec la voyelle qui suit, de telle sorte que rompiom^ priious se prononcent rot>i-pi/o?is,pri-i/o}i!^, etc.
lia
II b
Que je
cliaut-e
tin-î'si-e
part-e
lomp-e
Que tu
chant-es
tln-îss-es
part-es
ronip-es
Qu'il
ehaut-e
i'm-iss-e
part-e
ronip-e
Que nous
chant-ions
rni-)s,s-ions
part-ions
romp-ions
Que vous
cliant-iez
tin-f*s-iez
part-iez
lonip-iez
Qu'ils
ohant-ent
fin-îss-ent
pait-ent
romp-ent
On voit que le e du présent du subjonctif amène partout le rejet de la terminaison ^' de la I.S., ainsi que la suppression du t étymolo.^ique de la 3. S.
Les llexions muettes e, es, e (l) et eut sont Hrc-es des foi'nies correspondantes am, as, at, ant de la 1II« conjugaison latine, tandis que les formes accentuées ions et iez sont dérivées de eamus-iâmus, eâlis-iàtis des 11^ et IV" conjugaisons latines.
6. Jjim'purfait de V indicatif se compose pour tous les- verbes, tant en er qu'en re, oir et ir, des terminaisons personnelles que l'on fait précéder de la forme ai, qui devient / (= // français) à la 1. et 2. P.. ainsi :
I II a
I ,1e cliant-ai-s fin-i.s.s-ais tln-/ss-ais fin-iss-ait P. 1 N. chant-i-ons tin-î6»-ions fin-iss-iez fin-î'ss-aient
L'imparfait avait, dans l'ancien français comme en provençal ('), deux formes distinctes, l'une pour les verbes en er et l'autre pour les verbes des autres conjugaisons : le latin àbatn avait donné ave, aue, oe, oie, tandis que ébam ou iébam était devenu eve, ee, eie. Plus tard ces deux formes oie et eie se confondirent, la diphtongue ei ayant été remplacée par oi {^ 47), dont la prononciation, qui avait d'abord été onè, se rnodifia par ce mélange de formes et finit par se réduire à un simple ii, bien que l'on conservât la figuration oi, anomalie qui n'a cessé que de nos jours avec le triomphe de l'orthographe dite de Voltaire {^). Vers le X1V« siècle, on voit tomber le e muet de la 1. et de la 2. S. et s'ajouter à la \" le s qui, d'après l'étymologie, ne devait appartenir (ju'à la seconde. Le e muet de la 3. S. que l'on trouve dans les textes du X« siècle avait déjà disparu au XI' siècle.