‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 227 sur 427 · COXCORDAXCE ET DÉPENDANCE DES 3I0TS · texte numérisé non relu

COXCORDAXCE ET DÉPENDANCE DES 3I0TS

On (lit très bien : Il est tombé eu bas (*). Je monte en haut. Je descends en bas (Ac); si ce sont là des pléonasmes, ils sont parfaitement autorisés par l'usage.

Article III. — Concordance et dépendance des mots. § 163

1 . Le prédicat se lie au sujet et les deux idées forment une pensée dont l'expression est une proposition : La maison est petite. Les membres accessoires de la proposition se lient de même aux membres essentiels dont ils déterminent la signification, de telle sorte que le verbe avec son objet et le substantif avec sou attribut n'expriment qu'une seule et même tilce, soit l'idée d'une action (verbe) : Le soleil darde ses rayons {= ra^^onne), soit l'idée d'une personne ou d'une chose (substantif) : J'ai une petite maison (= une maisonnette).

Les rapports qui lient entre eux les mots et les membres de la proposition peuvent se réduire à deux espèces générales, savoir le rapport d'idcntifé et le rapport de différence ou de dépendance : le rapport d'identité soumet les mots aux lois de la concordance, et celui de dépendance les assujettit à celles du régime ou de la rection. Ces deux espèces de lois décident les formes accidentelles des mots, c'est-à-dire les différentes flexions dont ils sont susceptibles quant aux cas, aux nombres, aux geiires, aux personnes, aux temps et aux modes.

2. L'unité de l'être et de l'action ou l'affirmation se marque dans la langue, non pas par une flexion particulière, mais par la concordance ou l'unité de forme : le verbe exprime par sa flexion le rapport de personne du sujet, c'est pourquoi l'on dit qu'il s'accorde avec son sujet, et cette concordance est le rapport fondamental de la proposition. Elle exprime, en eflet, non seulement le rapport personnel i>roi»reuient dit, mais encore le nombre et uiême le genre, si l'attribut est un adjectif. ^lais la flexion verbale marque de plus le i-apport de tein]>s de l'action et le mode de renonciation, de sorte (lue la conjugaison doit être considérée comme rex[)ression nécessaire du rai)i)ort prédicatif, et le verbe comme la forme propre du prédicat: Les enfants pleuraient (§ \)1).

L'unité de l'être et de l'activité s'exprime aussi dans le rapport de l'adjectif au substantif (rapport attributif) par la con-

(1) Je sais qu'il y aura des niais qui se récrierunl contre cette expression, et vous demanderont d'un air malin : Est-ce qu'on peut iiuiihcr en haut ? Ils ne sonj^ent pas qu'i n peut tomber sans tomber en bus (Lé;:er Noi'l, (.'?•. franc. Il, •16'2>.

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