PRONOMS POSSESSIFS
il peut remplir rofiice de sujet: On a salivent besoin d'un plus petit que soi [n'est petit) (La F. II, 11).
Article III. — Pronoms possessifs.
1. Les pronoms possessifs mon, ton., son, etc., se remplacent par l'article défini quand le sens indique clairement le possesseur, ce qui a surtout lieu lorsqu'il est question des parties du corps : J'ai mal au pied, et non pas à mon pied. Il a perdu la vie, et non pas sa vie (§ 173). On doit donc dire avec l'article: se faire la barbe, se couper les onfjles, se fonner le (joût, et avec le pronom possessif: faire sa barbe, couper ses ongles^ former son (joât.
Mais on emploie le pronom possessif et non l'article défini :
a) Pour donner plus de force à l'expression : Je l'ai vu de mes propres yeux.
b) Quand on park d'une chose habituelle, par ex. d'une maladie qui revient souvent : Je souffre de mon rhumatisme,
c) Lorsqu'on veut désigner l'objet d'une manière toute spéciale: Je souffre à mon bras, à 10.3, Jambe, à mou genou (au bras, à la jambe, au genou, qui est depuis longtemps affecté de telle ou telle maladie).
Voici quelques exemples à l'appui de ce qui précède : Elle baissa les yeux sans répoudre, rougit et se mit à caresser ses enfants (J.-J. R..). Baissez vos yeux sur la terre, chétifs vers que vous êtes, et regardez les bêtes dont vous êtes les compagnons (Pasc).
— Cependant les cheveux me dressaieîit à la tête (Boil.). Chaque mot sur mon front fait dresser mes cheveux (Rac). — Il s'était fait couper le nez et les oreilles (La F.). Vours boucha sa narine (La F. VII, 7). — Gribouille alors se frotta les yeux (G. Sand). Tu ne veux donc pas m' emmener? s'écria le petit en commençant à frotter ses yeux pour montrer qu'il avait dessein de pleurer (Id.).
— Je m' attachai à me perfectionner le r/o//^ (Les.). Je résolus de me rendre à Madrid, conime au centre des beaux esprits, pour y former mon goût (Id.). — M. Purgon m'a défendu de découvrir ma tête (Mol.). Le commandant phénicien, arrêtant ses yeux sur Télémaque, croyait se souvenir de V avoir vu (Fén.). Il est un peu incommodé de son bras (Sév.).
2. Les pronoms possessifs de la troisième personne, son. sa, ses, leur, leurs, se disent surtout à%'& perso)tnes: Cet homme est fort aimable, chacun recherche sa société. Ces auteurs sont connus, et l'on estime leur caractère (Boniface), En éjMusant les intérêts des autres, il ne faut pas épouser leurs passions. Le