‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 278 sur 427 · Les pronoms indéfinis s'emploient comme sujets ou comme · texte numérisé non relu

Les pronoms indéfinis s'emploient comme sujets ou comme

compléments excepté on, qui ne remplit plus que la fonction de

sujet.

Les noms de nombre indéfinis employés absolument ont la valeur de pronoms indéfinis : Nul n'est exempt de mourir. Plusieurs pensent ainsi.

§ 102 PRONOMS INDÉFINIS 4-5o

0», qui a été formé du substantif homme, ne s'emploie que comme sujet et marque l'idée de personne de la manière la i)lus indéterminée. On fait usa^e de ce pronom indéfini pour remplacer le sujet inconnu d'une action qui, par elle-même, se présente dans notre esprit avec un sujet personnel : On fait souvent vanité des passions (La Roch.). On n'e^st pas toujours heureux (Ac). On ne voit point deux fois Je rivage des motis (Rac).

Le pronom on peut cependant, et principalement dans la liberté de la conversation, désigner un individu déterminé : Que voulez- rous de moi? — Je veux que l'on m'écoide (Mol.). Il se prend quelquefois pour Je : Ne craignez rien^ on soccupjera de votre affaire (Ac).

Lorsque le pronom o)i se rapporte évidemment à un substantif féminin ou i)luriel, les mots correspondants s'accordent en genre et en nombre avec ce substantif: Quand on est belle, ■ on ne V ignore pas (Ac). OiiestÎQiied'unair (Mol.). On peut être rivaux et rester amis. On nest point des esclaves pour endurer de si mauvais traitements (Ac). A quatre ans on est tous parents (^ficli.).

On n'admet aucune détei-mination, et connue ce pronom ne peut être emplo3'é que comme sujet, on le remplace dans les autres cas par les pronoms se, soi, nous et vous, son, sa, notre et votre: On regarde malgré soi les oh/'ef s qui 'VOUS plaise)d. Mais par sa dort ri ne on se tr<nire eHclutîuéÇMol.). On a souvent besoin d'un plus petit que soi (La F. II, 11). Qu'on hait u}i eunemi quand il est près de nous (Rac). L'arbre qu'on a planté rit plus à notre vue (Volt.).

Quand le bonheur vous fjiiide. on doit suivre ses pas, Et toujours s'élever sans regarder en Oas (Destoiiches). Les écrivains du XYII» siècle employaient souvent l'on au commenceniont d'une plirase pour désij^ner l'homme en général : L'on hait avec excès lorsque l'on hait un frère (Rac). L'on peut avoir la confiance de quelqu'un sans en avoir le cnnir (La I3r.). // semble que Ion ne puisse rire que des choses ridicules (hi.). Cet usage commence à vieillir.

('h(u-uu.

2. ('h(((uu, au féminin r/u/f7/;/r, n'est usité qu'au singulier: Chacun a ses défauts. La liberté de chacun a pour linn'tes la lil/irfé des autres. Il se dit des personnes et des choses, mais il ne s'emploie en parlant des choses ((ue (piand il se rapi>nrte à un substantif qui précède ou qui suit : Remettez ces livres chacun à sa place.

Chacun, précédé d'un ]dnriel, prend après lui tantôt son, sa, ses, tantôt leur, leurs.

a) Il prend son, sa, ses. ([uand il est placé avant un circoi stanciel, parce qu'alors chacun foncti(Uine en ([uehiue sorte

Page 1