Comme temps absolu^ on emploie l'imparfait
a) Dans les descriptions et peintures des scènes de la nature :
La scène sur la terre nétait pas tnoins ravissante. Le jour bleuâtre et velouté de la lune descendait c/ans les intervalles des arbres, et poussait de!> gerbes de lumière jusque dans l'épaisseur des plus profondes ténèbres. La rivière qui coulait à mes pieds, tour à tour se perdait dans les bois, tour à four reparaissait toute brillante de.i constellations de la nuit, quelle répétait dans son sein. Dans une vaste prairie, de l'autre cùté de cette rivière, la clarté de la lune dormait sans mouvement sur les gazons. Au loin, par intervalles, on entendait les roulements solennels de la cataracte du Niagara, qui. dans le calme de la nuit, se prolongeaient de désert en désert, et expiraient à travers les forêts .solitaires {Chat.).
h) Dans les descriptions des qualités, mœurs et habitudes :
Pierre I se levait régulièrement à quatre heures du matin; à cinq un lui apportait un petit déjeuner ; il dînait à onze, il ne soupait point, il se couchait de bonne heure (Volt.).
Son menton nourrissait une barbe touffue;
Toute sa personne velue Représentait un ours, mais un ours mal léché: Sous un sourcd épais il avait l'œil caché Le regard de travers, nez tortu, grosse lèvre, Portait sayon de poil de chèvre, Et ceinture de joncs marins (La F. XI, 7).
c) Pour exprimer les circonstances accessoires qui viennent se mêler aux faits passagers de l'action pour marquer les transitions. De là il résulte que le récit passe du prétérit ou temps historique à l'imparfait, lorsque Faction doit être énoncée comme