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Chapitre XXV

De la phrase de coordination

Article I. — Le la coordination en général. § 261 1. Les rapports qui lient les propositions simples dans la phrase composée peuvent être Io<jl<iaes ou simplement grammaticaux (§ 6).

Quand on dit : Le vent mugit et le tonnerre gronde, cette plirase renferme deux propositions pour le sens comme pour la forme, et ces deux propositions sont dans une relation logiciue ou de pensée. Ces propositions sont dites coordonnées parce qu'elles occupent le même rang- dans la pensée.

Mais quand on dit : Je désire qu'il guérisse, cette phrase ne renferme deux propositions que pour la forme, et le rapport qui lie ces deux propositions n'est pas logique, mais purement qranimaticcd ; en effet, hi première proposition: je f/(^.s/r(', n'exprime une pensée qu'à l'aide de la seconde : qu'il guérisse, et cette seconde proposition n'exprime en réalité qu^m membre (l'objet) de la première et équivaut à : la guérison.

Les propositions qui composent une phrase sont donc g-rammaticalement indépendantes les unes des autres ou bien elles sont entre elles dans un rapport de dépendance syntaxique ; dans le premier cas, il y a coordination, et. dans le second cas,' subordination des propositions : la coordination est le rapport d'égalité, et la subordination le rapport à'inéqalité qui existe entre les différentes propositions dont l'ensemble constitue une phrase ou une période.

La proposition composée s'appelle aussi phrase logique on phrase grammaticale, selon que la liaison des propositions a lieu par coordination ou par subordination.

2. La coordination des propositions se marque : V Par le sens seul, quand les propositions sont simplement placées l'une à côté de l'autre: On poursuit le bonheur, on Vap-

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